Amnesty International Suisse - De hauts dignitaires religieux ont déclaré que les femmes ne seraient pas autorisées à se porter candidates à l’élection présidentielle. Une interdiction qui va à l’encontre du droit international, mais aussi du droit iranien.
L’interdiction pour les femmes de briguer le poste de présidente va à l'encontre de plusieurs articles de la Constitution iranienne, selon laquelle tous les citoyens sont égaux devant la loi et les droits des femmes doivent être respectés. En outre, elle bafoue clairement les obligations internationales en matière de droits humains qui incombent à l’Iran. «Il est difficile de croire que des femmes sont aujourd’hui encore bannies d’un scrutin présidentiel où que ce soit dans le monde, a indiqué Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International. L’Iran doit examiner de plus près sa propre Constitution et les traités internationaux qu’il s’est engagés à respecter.»
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Les agents de sécurité ont lancé une grande chasse aux antennes satellites du 16 au 18 mai, selon le site Harana à travers la province du Golestan dans le nord de l’Iran.
Les chiens ont été lâchés à Gorgan, Gonbad, Azadchahr et Kordkou. Ils ont escalé les toits pour y arracher les antennes.
Le 18 mai, un détenu du nom de Allah-Nazar Chibak, âgé de 35 ans, incarcéré depuis deux ans et demi à la prison de Zahedan, dans le sud-est de l’Iran, a été pendu dans le plus grand secret dans la cour du pénitencier. La nouvelle a été rapportée par l’association des défenseurs des droits de l’homme et de la démocratie en Iran.
Il avait été transféré deux jours avant en isolement dans l’attente de son exécution. Il a été pendu en présence du procurer Mohammad Marzieh, plus connu dans la population sous le nom du « boucher du Sistan-Balouchistan ».
Après avoir lancé son appel au boycott de la présidentielle qui a trouvé écho dans les médias en Iran, le détenu politique Kazemini-Boroudjerdi a été placé en isolement cellulaire à la prison d’Evine, dans la section réservée aux religieux réfractaires, annoncent les défenseurs des droits de l’homme été de la démocratie en Iran, le 18 mai.
Les gardiens l’ont obligé à ramasser ses affaires avant de l’emmener à l’isolement. Mais nul ne sait où il a été enfermé.
Il avait pour habitude de voir sa famille les samedis qui venait au parloir. Or il a été interdit de visite et ses proches n’ont aucune nouvelle de lui.
Le régime iranien continue d'exécuter des prisonniers à travers le pays à l’approche de la présidentielle de juin.
Dimanche 19 juin, deux prisonniers nommés Mohammad Heidari et Kourosh Ahmadi ont été exécutés à la prison d'Evine, à Téhéran, pour espionnage.
Le 15 mai, quatre prisonniers ont été exécutés dans la prison centrale d’Orumieh, au nord-est de l'Iran. L’un des condamnés s’appelait Bekar Faridi ; il avait 32 ans. Les trois autres n'ont pas encore été identifiés.
Un prisonnier a été exécuté dans la ville de Khoram Abad, dans le centre de l'Iran, le 18 mai.
Un autre détenu a également été pendu le même jour à la prison centrale de la ville de Zahedan (sud-est de l’Iran). Il s’appelait Allah Nazar Shibak et avait passé 3 ans en prison.
Le suicide est la deuxième cause de décès parmi les étudiants iraniens après les accidents, révèle une enquête.
La plupart des étudiants s’ôtent la vie en se pendant, et les suicides surviennent surtout le vendredi (jour férié en Iran), le samedi et le dimanche après-midi et pendant les examens. Le taux de mortalité le plus élevé est détenu par l'université d'Ispahan, selon cette étude.
Une autre étude, indépendante, montre qu'entre 2003 et 2008, 337 étudiants se sont suicidés en Iran.
Un expert a déclaré à un journal gouvernemental : «Le système éducatif en Iran est l'une des raisons de la dépression chez les jeunes et, finalement, de leur suicide.
« La joie n’a pas de place dans le système d'éducation en Iran. Ce système est rempli de restrictions, de règles et de pressions psychologiques.»
Selon d'autres études, le nombre de femmes qui se suicident en Iran est 3 à 4 fois plus élevé que le nombre d’hommes.
AFP, 19 mai - Neuf Afghans et cinq Iraniens ont été tués dimanche lorsqu'une voiture remplie d'immigrés afghans entrés clandestinement en Iran a percuté un autre véhicule, ont indiqué des médias.
L'agence officielle Irna a indiqué que l'accident avait eu lieu peu après minuit dans la province du Sistan-Balouchistan (sud-est), sur un axe habituellement utilisé par les Afghans qui traversent clandestinement la frontière dans l'espoir de trouver du travail dans la république islamique.
"La Peugeot 405 transportait 11 Afghans entrés illégalement dans le pays", a indiqué le colonel Farzad Malek Mohammadi de la sections des Transports, cité par l'agence Irna, pointant du doigt la vitesse excessive des véhicules et les écarts de route des conducteurs.
"Neuf d'entre eux sont morts sur le champ dans l'incendie, tandis que les deux autres, grièvement brûlés, ont été transportés à l'hôpital", a-t-il ajouté.
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Les agents de la répression en Iran ont abattu un jeune Kurde dans le village de Tirkech, près de Piranchahr, indiquent les militants des droits de l’homme et de la démocratie le 14 mai.
La victime était âgée de 30 ans et père de deux enfants. C’était un travailleur pauvre qui transportait des charges lourdes à pied sur son dos pour subvenir aux besoins de sa famille.
Le meurtre s’est déroulé au début de la seconde semaine de mai. Son frère avant lui, qui faisait le même travail, avait aussi été assassiné par les agents de sécurité.
A l’aube du 15 mai, trois détenus ont été livrés à la potence à la prison de Gohardacht en banlieue de Téhéran indique l’agence Harana.
Il s’agissait de Hamid Chariahri, 41 ans, incarcéré depuis 7 ans, Majid Chirkhanlou et Nassiri, âgé de 34 ans.
Ils avaient été transférés le 14 mai dans le couloir de la mort, avec un quatrième prisonnier Afchine Karimi, 37 ans, arrêté pour vol de voiture dans l’attente de leur exécution.
Des étudiants à Semnan (province à l’est de Téhéran) ont été condamnés sur accusations triviales, indiquent les militants de la démocratie et des droits de l’homme en Iran le 14 mai.
Le comité disciplinaire a suspendu 16 étudiants en art pour deux trimestres. L’entrée à l’université leur est aussi interdite. Il manquait à certains d’entre eux seulement ces deux trimestres pour terminer leurs études.
Deux activistes kurdes ont été condamnés à six mois de prison à Sanandaj, dans l’ouest de l’Iran, sur des accusations de « propagande contre le régime ».
Le procès de Sirvan Hossein-Panahi et de Shirzad Hossein-Panahi s'est tenu le samedi 11 mai et les deux ont été condamnés à six mois de prison.
Sirvan a été arrêté le 9 janvier et Shirzad le 30 janvier dans la ville de Dehgalan, dans la province du Kurdistan d’Iran.
La répression n’en finit pas de frapper la minorité arabe d’Iran. Le 10 mai, six condamnés ont été pendus à la prison de Karoun, dans la ville d'Ahwaz, capitale du Khouzistan (sud-ouest de l’Iran).
Un autre détenu a été pendu à Kermanchah (ouest de l’Iran) le 11 mai.
Les médias officiels ont rapporté l’exécution de Kermanchah, et totalement passé sous silence les six pendaisons d’Ahwaz.
Le régime iranien a décidé de redoubler de violences contre les détenus politiques qui veulent protester contre les conditions inhumaines dans lesquelles ils sont incarcérés. Un mouvement s’est formé à la prison d’Evine de Téhéran et les services de sécurité cherche à tout prix à dissuader les prisonniers d’y adhérer. Pour cela ils n’hésitent pas à priver les détenus de traitement médical et à faire pleuvoir les menaces au fil des jours.
Le médecin de la prison ne distribue plus que des médicaments de base et plus personne n’est envoyé à l’extérieur pour des examens et des radios.
Parmi les détenus politiques ayant été sévèrement maltraités, on peut citer Asghar Qattan, Mohammad Same’i, Ali Moezzi, Gholamreza Khosravi, Assadollah Hadi et Ahmad Daneshpour Moqqadam.
Les forces de sécurité ont fait le 12 mai une descente en règle sur un quartier de Sanandaj (ouest de l’Iran), pour y saisir les antennes satellites. Elles se sont heurtées aux vives protestations de la population qui en est venue aux mains.
Face à la résistance généralisée des habitants, les agents ont dû battre en retraite non sans avoir infligé de nombreux dégâts sur les toits et aux fenêtres en détruisant des antennes et des récepteurs.
A l’approche de lu carnaval électoral de juin, le régime iranien redoute au plus haut point les chaines de l’opposition et les chaines étrangères qui émettent en Iran depuis l’étranger. Il a aussi bloqué les lignes internet et de téléphonie mobile.
En solidarité avec les grévistes de la faim de la prison d’Evine de Téhéran, les détenus politiques de la maison d’arrêt centrale de Zahedan (sud-est de l’Iran) ont également lancé une grève de la faim. Ils veulent aussi protester conte les conditions inhumaines dans lesquelles ils sont incarcérées, indique le 12 mai les « militants de la démocratie et des droits de l’homme en Iran ».
Ils demandent le respect de leurs droits élémentaires, comme la fin des discriminations à leur encontre, la fin des traitements inhumains, comme l’enfermement au cachot et la torture. Ils veulent le droit d’avoir une ration alimentaire, de recevoir un minimum de soins médicaux et l de voir leur famille.
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AFP, 12 mai - L'Afghanistan a convoqué dimanche l'ambassadeur d'Iran pour protester contre la mort de dix immigrants clandestins afghans tués, selon Kaboul, par des garde-frontières iraniens.
Un groupe d'environ 200 personnes tentait de pénétrer sur le territoire iranien dans la nuit de vendredi à samedi lorsque "les gardes-frontières iraniens ont ouvert le feu", a affirmé à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Sediq Sediqqi.
"Nulle part au monde, on tue des clandestins. C'est contraire à toutes les lois internationales, aux droits de l'Homme et aux principes de l'Islam. Nous condamnons fermement cet acte", a-t-il ajouté.
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C’est la deuxième fois en une semaine que Arjang Davoudi, un détenu politique de la prison de Bandar-Abbas (sud de l’Iran), est la cible d’une agression sauvage, indique le 10 mai les militants des droits humains et de la démocratie en Iran.
La pression dans le pays est tellement forte, la population tellement excédée par les exécutions à la chaine, que le régime a profité d’un moment d’inattention qui a sauvé la vie d’un homme, pour en faire de la propagande via son agence de presse Mehr, le 9 mai.
Un Iranien, reconnu coupable de l'assassinat d'un policier, a été « pardonné » au dernier moment par la famille de la victime alors qu'il avait déjà la corde au cou, a rapporté jeudi l'agence Mehr.
La famille de la victime a « crié qu'elle accordait son pardon alors que le meurtrier était déjà pendu depuis quelques secondes ». Les gens ont accouru pour soutenir l'homme et lui enlevé la corde du cou, selon les photos publiées par l'agence.
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Les détenus politiques incarcérés à la prison de Zahedan, dans le sud-est de l’Iran, ont exfiltré une déclaration condamnant les propos du mollah Sadegh Laridjani, chef de l’appareil judiciaire qui n’hésite pas à faire valoir qu’il n’y a pas d’exécutions politiques en Iran.
Dans cette déclaration rendue publique le 9 mai par les Militants des droits humains et de la démocratie en Iran, les détenus rappellent que depuis la nomination de ce criminel, une vague d’exécutions politiques, d’enfants et de pendaisons collectives ensanglante le pays.
Un jeune de 24 ans a été la cible de la cruauté des mollahs. Arrêté par la police, il a été exhibé dans les rues de la ville d’Abyek, dans le nord-ouest de l’Iran, avant d’être allongé et fouetté en public, une centaine de fois.
A l’approche de l’élection de juin en Iran, la dictature religieuse redoute au plus haut point la jeunesse prête à se révolter et à reproduire le soulèvement de 2009. C’est la raison pour laquelle les arrestations de jeunes se multiplient tout comme les châtiments publics et les exécutions.