pendaison8SIGHT - DAVID ADAMS - Au moins 90 personnes dans le couloir de la mort en Iran ont moins de 18 ans, affirme un groupe d'experts de l'ONU qui demandent aux autorités de la nation du Moyen-Orient de mettre fin immédiatement à l'exécution des personnes qui étaient âgées de moins de 18 ans au moment de leur condamnation. Trois experts de l'ONU - Asma Jahangir, Rapporteur Spécial sur la situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran ; Agnes Callamard, Rapporteur Spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires ; Et, Benyam Dawit Mezmur, Président du Comité des droits de l'enfant, ont lancé un appel la semaine dernière, tout en divulguant l’information, faisant mention d’un homme âgé de 15 ans au moment de sa condamnation, qui sera exécuté la semaine prochaine.

Peyman Barandah n'avait que 15 ans lorsqu'il a été condamné à mort en 2012 pour un coup de couteau mortel dont a été victime un adolescent. Son exécution aura lieu le 10 mai. L'annonce de la date est tombée après une autre exécution - celle de Mehdi Bohlouli, âgé de 17 ans, quand il a été condamné à mort en 2001, également pour des coups de couteau mortels sur un homme – et qui a été interrompue juste quelques heures avant d’être mise en œuvre, le 19 avril. Il n'est pas clair quand l'exécution de M. Bohloudi sera maintenant effectuée.

« Nous sommes consternés par l'augmentation sans précédent du nombre d’exécutions de délinquants juvéniles en Iran », ont déclaré les experts dans un communiqué. « La souffrance psychologique infligée à des adolescents qui dépérissent pendant des années en prison, sous le coup d’une condamnation à mort est épouvantable et constitue une torture et un mauvais traitement ».

Appelant à l’ « arrêt immédiat » des deux exécutions et à l’ « annulation des condamnations à mort », les trois experts ont également demandé à l'Iran de « commuer immédiatement toutes les peines infligées aux enfants ».

Les experts ont déclaré que les deux affaires portent à six le nombre de délinquants juvéniles programmés pour une exécution en Iran depuis le mois de janvier, y compris deux cas dont les sentences ont été exécutées. Ils ont ajouté que, tandis que le gouvernement iranien avait assuré au Comité des droits de l'enfant de l'ONU en 2016, qu’un amendement de 2013 au code pénal du pays qui donnait la possibilité aux mineurs condamnés à mort de se voir accorder un nouveau procès, serait systématiquement applicable à tous les mineurs, donc dans le couloir de la mort, « ces promesses n'ont pas été tenues ».

Ils ont noté qu'en ratifiant, et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention relative aux droits de l'enfant, l'Iran s'est engagé à protéger et à respecter le droit des enfants à la vie et à interdire la peine de mort pour tous ceux qui n’ont pas atteint l’âge de 18 ans.

« Toute hypothèse selon laquelle une fille de plus de neuf ans ou un garçon de plus de 15 ans peut être considéré€ comme suffisamment mature pour être condamné(e) à mort, enfreint les principes fondamentaux de la justice juvénile et viole les deux traités », ont-ils déclaré. « En outre, toute condamnation à mort prononcée en violation des obligations internationales d'un gouvernement, notamment son devoir d'établir un système de justice pour les mineurs conforme aux normes internationales relatives aux droits de l'homme, est illégale et équivaut à une exécution arbitraire ».

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