amnestyRadio Farda, le 7 novembre 2017 - Amnesty International a critiqué la République islamique pour avoir enchaîné et menotté deux prisonniers d'opinion, à un lit d’hôpital.

Il est regrettable, note Amnesty International, que les responsables iraniens au lieu de libérer immédiatement Mahmoud Salehi et Mohammad Nazari, les aient humiliés.


Selon AI, Salehi et Nazari qui avaient besoin d'un traitement médical ont été transférés dans un hôpital où ils ont été enchaînés à leurs lits.


« Il est regrettable que les responsables iraniens, au lieu de libérer immédiatement Mahmoud Salehi et Mohammad Nazari, les aient traités comme des criminels, les aient persécutés, les humiliés et attachés à leurs lits », a déclaré Raha Bahreini à Radio Farda.

 

Les lois internationales permettent d'utiliser des outils tels que des fers et des menottes uniquement pour les prisonniers qui pourraient être un danger pour eux-mêmes ou pour les autres et tenter de s'échapper, a réitéré Amnesty International.


De plus, utiliser des chaînes et des menottes qui humilient la dignité des prisonniers et leur cause de la souffrance, est illégal quelle que soit la situation.
Précédemment, plusieurs prisonniers en Iran, alors qu'ils avaient besoin d'un traitement médical, avaient préféré rester dans leurs cellules et éviter de revêtir l'uniforme de la prison et d'être menottés.


Se référant à ses enquêtes et recherches, Amnesty International a annoncé que les autorités judiciaires et pénitentiaires de la République islamique d’Iran violent constamment les lois internationales et insistent pour enchaîner et menotter les prisonniers politiques chaque fois qu'ils sont conduits à l'hôpital.


« En règle générale, un tel comportement vise à humilier, persécuter, punir et infliger une douleur supplémentaire aux prisonniers et, dans de nombreux cas, cela a retardé et perturbé leur traitement médical », a noté Amnesty International.

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