Mahmoud SalehiCSDHI, le 13 novembre 2017 - Les autorités judiciaires et de sécurité du régime iranien ont rejeté le transfert du prisonnier politique et militant syndical, Mahmoud Salehi, pour qu'il reçoive des soins médicaux appropriés à ses frais dans un hôpital situé à l'extérieur de la prison.

Les médecins ont insisté pour que ce militant syndical soit rapidement transféré dans un hôpital plus accessible en raison de ses problèmes cardiaques, rénaux et de son diabète.


Selon l'agence de presse ILNA, citant la famille de M. Salehi, son médecin a recommandé que ce militant syndical soit transféré dans un hôpital de Téhéran, Tabriz ou Oroumieh pour poursuivre son traitement cardiaque.


Il a d'abord été transféré à l'infirmerie de la prison puis à l'hôpital Imam Khomeini (hôpital de 1000 lits à Téhéran) le 12 novembre en raison de l'aggravation de sa maladie cardiaque, et il a, depuis, été admis à l'unité des soins intensifs.


Le mardi 7 novembre, la famille de Mahmoud Salehi a exprimé de graves inquiétudes quant à sa condition physique. Samrand Salehi, fils de Mahmoud Salehi, a également déclaré à Radio Farda que son père avait subi une opération cardiaque, deux fois cette année. Il a souligné que les reins de son père devraient être dialysés deux jours par semaine, parce qu’il est diabétique.


Mahmoud Salehi a été arrêté par le ministère du renseignement le 29 octobre après la dialyse de ses reins et transféré dans la prison centrale de Saqez pour purger une peine d'emprisonnement d'un an.


M. Salehi a déjà officiellement annoncé sur sa page Facebook qu'il avait perdu ses reins dans le centre de détention du bureau du renseignements de Sanandaj en 2015.


Pendant ce temps, le comité de défense de Mahmoud Salehi annonçait le 8 novembre que son état physique se détériorait et écrivait : « Selon le médecin, le cœur de M. Salehi est très faible et sa capacité de pompage est très inférieure à la normale et il devrait être transféré dans un hôpital de Téhéran, Tabriz ou Oroumieh ».


Le porte-parole du comité, Najiba Salehi, l’épouse de Mahmoud Salehi, a déclaré que le non-respect de cette demande et le renvoi de M. Salehi en prison ou les pressions exercées sur lui quelle que soit l’excuse cachée derrière, « ne justifie pas une condamnation à mort ».


Plus tôt, une photo de Mohamoud Salehi à l'hôpital a été publiée montrant que ses pieds étaient enchaînés au lit.


Pendant ce temps, Amnesty International, la Confédération internationale des syndicats et plusieurs organisations syndicales indépendantes en Iran, tout en critiquant ce comportement à l’égard de Mahmoud Salehi, ont exigé sa libération immédiate et inconditionnelle à laquelle se sont joints d'autres militants syndicalistes emprisonnés.

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