Golrokh Irai Atena Daemi 500x300CSDHI - Le régime clérical en Iran a organisé une visite guidée de la prison d'Evine pour les ambassadeurs de 45 pays, le 5 juillet dernier.

Suite à cela, les prisonnières politiques, Golrokh Iraee et Atena Daemi, ont écrit une lettre ouverte aux ambassadeurs susmentionnés, le 8 juillet et elles ont expliqué les conditions de détention intolérables dans la prison d’Evine.
Dans une partie de leur lettre, Mesdames Iraee et Daemi ont écrit à propos des « cellules d’isolement qu’elles ne possèdent pas de fenêtres, de ventilation et de toilettes ». Elles ont parlé des « cachots et des salles d'interrogatoire sombres » et des « cellules connues sous le nom de tombe ». Elles ont demandé à la délégation en visite pourquoi ils n'avaient pas été conduits dans le quartier des femmes où se trouvaient des prisonnières politiques comme elles ?
Elles ont également révélé que la section 4, qu’ils ont visitée, avait été rénovée par des prisonniers qui avaient été emmenés en isolement dans la section 2G, des Pasdarans, le jour de la visite.
Elles ont également écrit sur les conditions de détention dans le quartier des femmes d'Evine. Elles parlé de la pénurie et l'absence de désinfectants et de détergents pour laver, du manque d’aliments nutritifs pour les prisonniers, de l'absence d'une infirmière pour les injections et l'électrocardiographe. Elles ont également indiqué que le médecin de la section n’examine pas les patients et prescrit des médicaments simplement en regardant les patients. Elles ont déclaré que des centaines de prisonniers souffraient de problèmes rénaux en raison de la mauvaise eau potable en prison. Elles ont écrit que, contrairement à ce qu’a déclaré le responsable de l'Organisation pénitentiaire, les détenus ne sont pas autorisés à recevoir des visites hebdomadaires de leur famille mais seulement une fois par mois.
En fin de compte, Golrokh Iraee et Atena Daemi ont invité les ambassadeurs, et en particulier le Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les droits de l'homme en Iran, Mme Asma Jahangir, à visiter les prisons de Téhéran et d'autres villes sans préavis.

Source : Les droits de l'homme en Iran

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