drapeau européenCSDHI (avec l'AFP) - L'Union européenne a reconduit le 11 avril pour un an des sanctions décrétées en réponse à la répression du régime iranien contre des manifestants qui contestaient la réélection d'Ahmadinejad en 2009. Ces sanctions ont été régulièrement prorogées depuis leur mise en place en avril 2011. Elles sont distinctes des lourdes sanctions économiques et individuelles que l’UE avait imposées à l’Iran en raison de ses activités nucléaires controversées.

Celles-ci ont été levées en janvier 2016, six mois après la conclusion d’un accord entre Téhéran et les grandes puissances sur le démantèlement de ce programme nucléaire.

Les sanctions reconduites par l’Union européenne mardi répondent à « de graves violations des droits de l’homme » en Iran, a rappelé le Conseil de l’UE, qui représente ses 28 Etats membres, dans un communiqué.

Elles avaient été imposées en réponse à la féroce répression des manifestations massives, notamment d’étudiants iraniens, contre la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, de juin à décembre 2009, qui s’étaient soldées par des dizaines de morts et des milliers d’arrestations.

En vertu de ces sanctions, 82 personnes -dont des gradés militaires de haut rang, des juges, des procureurs, des responsables de la police ou des services de renseignement, des chefs de milice et des directeurs de prisons- et une entité sont interdites de visa pour l’UE et leurs fonds dans l’Union restent gelés.

Les sanctions consistent également en « une interdiction d’exporter vers l’Iran des équipements qui pourraient être utilisés pour la répression intérieure et d’équipements de surveillance des télécommunications », selon le communiqué.

L’UE a participé aux négociations avec Téhéran ayant permis d’aboutir en juillet 2015 à un accord historique sur le programme nucléaire iranien, mais la levée des sanctions européennes et américaines qui paralysaient l’économie iranienne n’a pas produit les effets escomptés. Et le soutien sans faille apporté par le régime iranien au président syrien Bachar al-Assad a créé de nouvelles tensions avec les Occidentaux.

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