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Newsblaze.com – Par Donia Jam – 18 juin 2017 - Le 1er juillet, des milliers d'Iraniens se réuniront à Villepinte dans le nord de Paris en soutien à la liberté et la démocratie dans leur patrie. La convention est organisée chaque année par le mouvement d'opposition iranien (OMPI). Les jeunes iraniens attendent avec impatience cet événement, car il est temps de se réunir et de soutenir les droits humains.

Nous avons trop souvent entendu parler d'arrestations, de mauvais traitements et d'exécutions de jeunes iraniens.

Des informations indiquent que 10 détenus ont été exécutés quelques jours seulement après l'élection iranienne de mai 2017, notamment Abdulkarim Shahnavazi, âgé de 30 ans. Des informations ont également révélé que Diyako Hashemi, âgé de 24 ans, a été tué sous la torture par des agents du renseignement iranien. Deux hommes de 30 ans ont été condamnés à être amputés et 90 adolescents ont été arrêtés à Sepidan, au centre de l'Iran. Le régime iranien a un lourd passé de raids contre les rassemblements et les fêtes et d'emprisonnement des participants, qui n'a cessé d'augmenter des dernières années.

La prisonnière politique Atena Daemi a suivi récemment une grève de la faim de54 jours pour protester contre l'arrestation de ses soeurs. Le prisonnier politique Arash Sadeghi a été précédemment en grève de la faim 71 jours pour protester contre l'emprisonnement de son épouse, Golrokh Iraee.

3000 exécutés sous Rohani

Plus de 3000 personnes ont été exécutées sous le premier mandat du président Hassan Rohani, dont beaucoup avaient 20 et 30 ans. En ciblant les jeunes et en propageant la peur dans la société, le régime cherche à prévenir les soulèvements contre le pouvoir. Il faut mentionner que beaucoup de ceux qui ont été exécutés n'ont pas eu de procès équitable ou de procédure régulière.

Les jeunes partisans de l'OMPI croient donc que la convention de l'opposition iranienne est l'occasion idéale de sensibiliser et d'attirer l'attention sur le sort de leur peuple.

La voix des sans voix

Ehsan Qaraee, étudiant en génie civil en Norvège, participera à la convention pour la 5ème fois depuis qu'il a quitté l'Iran. Quand il était en Iran, Qaraee a vu des petits enfants travaillant et suppliant les gens dans la rue d'acheter des fleurs ou des chewing-gums pour gagner de l'argent pour leur famille et mettre de quoi manger sur la table. Ces enfants ont dû abandonner leurs études.

"Tant que ce régime sera au pouvoir, je me rends compte que la souffrance continuera. En participant à la convention d'opposition iranienne, je peux être la voix de ces enfants ; la voix des sans voix ", a déclaré Qaraee.

Il a également mentionné que des événements comme la première convention du 1er juillet instaurent un sentiment d'espoir pour la population opprimée d'Iran.

"Des rassemblements comme celui-ci peuvent apporter de l'espoir aux gens en Iran, en particulier pour les jeunes et les femmes qui sont des cibles directes du régime", a-t-il ajouté.

Non seulement Qaraee croit que cette convention profitera aux Iraniens qui aspirent à la liberté, mais les Syriens et tous ceux qui recherchent la paix au Moyen-Orient.

"La seule solution pour mettre fin à ces violations des droits humains en Iran et dans la région est d'aider les Iraniens et leur Résistance à renverser ce régime barbare et à établir un état reposant sur la démocratie, la liberté et le respect de ses voisins", a poursuivi Qaraee.

En Syrie, le régime iranien aide le président Bashar al-Assad avec des troupes, de l'argent et des armes, ce qui a causé à verser davantage de sang.

Soutenir le peuple iranien opprimé

Nargis Rahmanfard, étudiante en psychologie à Londres, participe à la convention annuelle depuis 2004. Elle est née à Ahvaz et a quitté l'Iran avec sa famille à l'âge de 7 ans.

"L'arrestation de jeunes dans des fêtes, la pauvreté, la répression des minorités ethniques, la répression des femmes en Iran sont des violations qui n'ont pas leur place au 21ème siècle, mais qui sont appliquées tous les jours pour maintenir le régime au pouvoir", a déclaré Rahmanfard. .

Elle a parlé de Reyhaneh Jabbari, une femme de 27 ans exécutée pour s'être défendue contre d'un agent du renseignement iranien qui tentait de la violer. En la mettant sous la torture, le gouvernement exigeait que Jabbari annule ses accusations mais elle a refusé.

"Elle a été exécutée pour s'être défendue contre les agressions sexuelles par un agent du régime et, jusqu'à la dernière minute, elle a refusé de reculer", a-t-elle expliqué.

Rahmanfard a poursuivi en soulignant l'importance du rassemblement à venir et estime que, en tant que jeune iranienne, c'est un devoir pour elle d'y assister.

"Je crois que tous les Iraniens défenseurs de la liberté ont le devoir de se rassembler et de faire connaître ce qui se passe à huis clos ... En tant que jeune iranienne, je suis obligée de représenter d'autres jeunes de mon âge à l'intérieur de l'Iran et ceux qui n'ont pas les mêmes opportunités que moi ", a poursuivi Rahmanfard.

"S'ils risquent leur vie en Iran, comment puis-je, en tant que citoyenne vivant dans un pays libre, ne rien faire pour les soulager au moins un peu ?", a-t-elle demandé.

Plan en 10 points de Maryam Radjavi pour l’Iran de demain

Qaraee et Rahmanfard sont également partisans du plan en 10 points de la dirigeante de l'opposition iranienne, Maryam Radjavi, pour l'Iran de demain. Radjavi est la présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) et préconise un Iran libre, démocratique et laïque. Qaraee et Rahmanfard soutiennent tous deux l'appel de Maryam Radjavi à la séparation de la religion et de l'Etat et souligne son importance, car cela n'existe pas dans le régime des mollahs. Beaucoup sont persécutés et emprisonnés simplement en raison de leur foi.

"Dans l'Iran libre de demain, les chrétiens, les juifs, les sunnites, les chiites, les Kurdes, les Baloutches, les Arabes et tous les autres qui embellissent l'Iran pourront vivre ensemble en paix", affirme Rahmanfard. La Convention du 1er juillet à Villepinte sera un programme autour duquel la jeunesse s'unira, criera contre le régime et se joindra à l'appel pour son renversement. Ils soutiennent le mouvement pour la démocratie dirigé par Radjavi, avec l'espoir que bientôt le peuple iranien sera libéré de la dictature des mollahs.

Donya Jam est une militante des droits humains et une irano-américaine de confession chrétienne. Elle a une licence de sciences politiques de l'université de Shenandoah aux USA.

 

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