#1988Massacre

  • *** Campagne ***

    logo massacre88 Iran

    expo 17aout iran paris

     

      Campagne : Appel à la justice 

    pour les 30.000 prisonniers politiques exécutés en Irandurant l'été 1988
    et  faire traduire en justice les responsables de ce crime contre l'humanité

    iran 1988 massacre


    La révélation récente, le 9 août 2016, d’un enregistrement de la rencontre confidentielle entre l’ancien successeur de Khomeiny, l’ayatollah Hossein-Ali Montazeri et des membres de la « commission de la mort », responsable du massacre de 30 000 prisonniers politiques en été 1988 en Iran, a fait l’effet d’une bombe dans l’opinion publique iranienne. Montazeri a ensuite été destitué et assigné à résidence.

    Voici quelques-uns des propos que Montazeri a tenus lors de cette étonnante rencontre à l’adresse des auteurs du massacre :

    montazeri

    • « Le ministère du Renseignement (le Vevak) avait planifié (cette tuerie) et avait investi dessus. La personne d’Ahmad Khomeiny, fils de Khomeiny, disait depuis trois, quatre ans que les Moudjahidine (du peuple) doivent être exécutés, même ceux qui n’ont lu qu’un de leurs journaux, de leurs prises de position ou de leurs communiqués. »
    • « Le fait d’exécuter (des prisonniers) sans qu’ils aient eu de nouvelles activités revient à dire que notre appareil judiciaire ne sert à rien.»
    • « Pourquoi avez-vous exécuté quelqu’un que vous aviez déjà condamné à dix ans de prison ? »
    • « On suspend les visites de parloir (des familles) et on déclenche une boucherie là-bas (dans les prisons), on les retire (des cellules) et pan ! Pan ! Mais où au monde on se comporte comme ça ? »
    • « On a fait pareil en province, à Ahwaz (dans le sud-est) c’était horrible. »
    • « On a exécuté quelqu’un. Après on a dit que sa sœur était accusée. Sa sœur était en prison depuis deux jours. Elle avait 15 ans. Il (le juge) a dit que son frère avait été exécuté, et qu’il fallait l’exécuter elle aussi... et elle a été exécutée. »
    • « A Ispahan, on a exécuté une femme enceinte ! »
    • « Le peuple va juger Khomeiny comme une figure sanguinaire et cruelle… Nous ne resterons pas toujours au pouvoir. »
    • « Le peuple a le (principe) du Guide suprême en abomination. Je ne voulais pas que le guide suprême arrive à ça. »
    • « Les Moudjahidine (du peuple) ne sont pas seulement des individus, mais une doctrine, une interprétation qui suit une logique. (…) ça ne se règle pas par des tueries. Au contraire, ça (la tuerie) va les développer. »

    Chekar mohammadi

    Les responsables
    Tous les responsables de ce massacre occupent aujourd’hui des postes clés au sein du régime. Les membres de la commission de la mort désignés par Khomeiny et présents lors de la rencontre avec Montazeri sont les suivant :
    Hossein-Ali Nayeri, juge pour l’application de la Charia, il est aujourd’hui chef de la Cour suprême compétente pour juger les magistrats,
    Morteza Echraghi, procureur,
    Ebrahim Raïssi, vice-procureur à l’époque, il est l’un des religieux les plus élevés du pouvoir. Il a été procureur général avant d’être nommé récemment par le Guide suprême Ali Khamenei à la tête d’un des plus puissants cartels religieux, politique et économique, la fondation d’Astane-Qods-Razavi. Il pourrait être candidat à la succession du Guide suprême
    Mostafa Pour-Mohammadi, représentant du ministère du Renseignement au sein de la commission de la mort, il est actuellement ministre de la Justice du gouvernement d’Hassan Rohani.

    Les autres responsables du massacre :

    Gholam-Hossein Mohseni-Ejeï était représentant du pouvoir judiciaire auprès du Vevak à l’époque du massacre ; il est actuellement l’adjoint et le porte-parole du pouvoir judiciaire.
    Ali Khameneï, qui était président de la République au moment du massacre, est l’actuel Guide suprême
    Hachemi Rafsandjani, qui était président du Majlis (l’assemblée des mollahs), est chef du Conseil de discernement des intérêts de l’Etat
    Hassan Rohani, qui était à l’époque l’adjoint du commandant en chef des forces armées, est président de la république

    Des charniers dans tout le pays
    Le régime n'a jamais reconnu ces exécutions ni fourni la moindre information sur le nombre de prisonniers tués où le lieu des fosses communes où ils ont été enterrés. La majorité des victimes purgeaient des peines de prison pour leurs activités politiques ou avaient terminé leur peine mais étaient toujours incarcérées.
    Le carnage a commencé à la fin juillet et s'est poursuivie sans relâche pendant quelques mois. Quand il s'est arrêté à l'automne, plus de 30.000 prisonniers politiques, dont l’écrasante majorité était des militants de l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), avaient été assassinés.
    Les corps des victimes sont déposés dans des charniers à travers le pays.

    charniers du massacre de 1988 Iran

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    Exposition à la Mairie du 1er à Paris

    pour la Journée internationale contre la peine de mort le 10 octobre 2016

     

    mairie du 1er paris iran executions

     

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    campagne CZgIUpAXEAA816k

    Rama Yade, membre du comité consultatif du CSDHI, a eu la gentillesse de répondre aux questions du CSDHI

    Q: Lorsque vous étiez secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, vous aviez dit lors de la visite de Kadhafi en France : “Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n’est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort. » Que vous inspire la visite en France de Rohani le président du régime iranien ?

    Rama Yade : La même chose. Cette visite est un tournant historique. La France ne doit pas céder à cette duperie d’un régime à double visage, ouvert sur l’extérieur mais fermé à l’intérieur. Nos entreprises ne doivent pas conclure des contrats commerciaux à n’importe quel prix. Nous risquons un jour d’être sévèrement jugés par l’Histoire. La France n’a pas le droit en tant que pays des droits de l’Homme de décevoir le peuple iranien. Ce serait trahir sa vocation d’être aux côtés des peuples qui se réclament des valeurs de liberté.

    Etes-vous d'accord avec ceux qui avancent que Rohani est un modéré et qu'il es donc justifié d'améliorer les relations avec l'Iran? Est-il vraiment un modéré ?

    Rien de ce qu’il fait ne tend à la modération. L’application de la peine de mort, y compris par pendaison publique, en fait un régime barbare. La censure, le confinement des femmes, les discriminations à l’égard des minorités ne sont pas l’illustration d’une quelconque ouverture. A cet égard, la faiblesse des Etats signataires de l’accord nucléaire n’en est que plus criante.

    Que faut-il dire au monde des affaires qui appelle à davantage de commerce avec l'Iran et avance que la population iranienne en tirera aussi des bénéfices? Vous êtes d'accord ?

    C’est faux. L’économie iranienne est majoritairement entre les mains de la police politique. Les Iraniens souffrent moins des sanctions que de ce rapt à grande échelle

    Comment voyez-vous le rôle de l'Iran en Syrie? Des centaines de milliers de civils ont été tués par Assad qui est soutenu par le régime iranien. Peut-on ignorer une telle catastrophe ?

    Là aussi, c’est par faiblesse que la coalition s’est tournée vers l’Iran. Ne parvenant pas à venir à bout de Daech, elle a fait appel à un Etat qui soutient Assad, le boucher de Damas, qui a 200.000 morts sur la conscience, s’il en a une. Je ne vois pas comment avec de tels alliés nous pouvons faire la leçon à Daech sur les droits de l’homme sans y perdre une partie de notre crédibilité.

    *********

     

    En Iran, les violations des droits de l’homme sont malheureusement quotidiennes. Face à l’augmentation frénétique des exécutions, nous lançons une campagne pour dénoncer les violations des droits humains dans le pays et demander l’arrêt des exécutions. Depuis que Rohani est à la présidence du pays, il a ordonné plus de 2.000 pendaisons. Les premières victimes de ces exécutions à la chaine sont les jeunes. Le rythme actuel est de 3 pendaisons par jour. Pour cette mobilisation, nous comptons sur  chacun de vous pour briser le silence qui règne sur cette tragédie humaine. Diffuser ces informations, c’est faire reculer la barbarie et l’impunité.

    Chaque clic contribue à sauver une vie. Pour symboliser les trois exécutions quotidiennes en Iran, nous posterons trois fois par jours sur Facebook et Twitter. Partagez, likez, retwettez commentez, pour la vie et pour la liberté !

    Des personnalités disent Stop aux Exécutions en Iran

    personnalites stopt exécutions iran

    Le renouveau des liens avec l'Iran doit être fondé sur l'amélioration des droits de l'homme

    Comme Hassan Rohani, président du régime iranien, envisage de se rendre à Paris ce mois-ci, des personnalités politiques, religieuses et du monde associatif en France ont rejoint une campagne de photocall en ligne pour exiger l'arrêt des exécutions en Iran. Elles exigent que les relations de la France avec le régime iranien soient subordonnées à l’amélioration de la situation des droits de l’homme et à l'arrêt des exécutions.

    Soutenue par le CSDHI (Comité de Soutien au Droits de l'Homme en Iran), avec l'appui de dizaines associations, la campagne est baptisée #No2Rouhani et #StopExecutionsIran.

    Les participants sont appelés à poster une (ou plusieurs) photos sur les réseaux sociaux (Twitter, Instagram, Facebook), avec les hashtag # No2Rouhani et #StopExecutionsIran

    Les intervenants réunissent déjà un large éventail de personnalités françaises, y compris des dirigeants de la communauté musulmane française. Ils ont réaffirmé qu'il n'y a eu aucun signe de «modération» ni de «réforme» sous la présidence de Rohani. La situation des droits de l’homme en Iran ne s'est pas améliorée. Au contraire, elle s’est même considérablement détériorée. L'Iran a porté le nombre des exécutions par habitant à son plus haut niveau mondial. Plus de 2000 personnes ont été pendues en Iran durant le mandat du président Hassan Rohani, soit une multiplication par trois des pendaisons par rapport à son prédécesseur Ahmadinejad.

    Enfin, parallèlement à la visite du président du régime iranien en France, un grand rassemblement est prévu à Paris le 28 Janvier contre les violations des droits de l'homme et les vagues d'exécutions en Iran. Un nombre considérable de personnalités et de citoyens français soutiennent d’ores et déjà l'appel à protester.

    La pétition stop aux exécutions en Iran est une première étape essentielle. Nous comptons sur vous pour la signer et la diffuser autour de vous.

    Le cœur brisé symbole de cette de cette campagne est à partager sans modération. Pour soutenir la défense des droits de l’homme en Iran, vous pouvez l’insérer dans vos profils et/ou y ajouter #No2Rohani et #StopExecutionsIran.

    Nous avons besoin de vous pour contribuer à défendre les droits de l’homme en Iran : cliquez utile !

    top aux executions en Iran

    Manifeste de la Campagne :


    Pour le respect des droits de l’homme en Iran :

    •pour le droit à la vie et à la sécurité

    •pour les droits des femmes

    •pour les droits des minorités

    •pour les droits des enfants

    •pour le droit à la dignité

    •pour la liberté de parler et de croire

    •pour la liberté de choisir

    •pour la liberté d’expression et l’accès à l’information

     

  • Iran-Témoignage : « Les mollahs pensaient pouvoir empêcher le printemps d’arriver »

    ehsan eeCSDHI – « Une fois de plus l'été se termine et comme ces 28 dernières années, la chaleur brulante du mois d'aout pour les familles de 30.000 prisonniers politiques, roses rouges aux pétales arrachés en 1988 en Iran, est encore plus mordante. »

  • "Nous étions 12.000 prisonniers politiques dans ma prison en Iran. 250 ont survécu." - Témoignage

    mostafaCSDHI - "Je m'appelle Mostafa Naderi. J'ai été arrêté en 1981 et j'ai passé douze ans dans les prisons des mollahs en Iran".

  • "Si nous nous taisons, les pierres du torrent crieront" - Jacques Gaillot

    massacre de 1988 en IranCSDHI - Lors d'une conférence à Paris le 26 novembre intitulée"Appel à la Justice, fin de l'impunité pour les auteurs des massacres en Iran et en Syrie", en présence de Maryam Radjavi, la dirigeante de l'opposition iranienne, de juristes et de personnalités, notamment de l'opposition syienne, Jacques Gaillot est venu témoigner. A son habitude, il porte un message fort et profond.

  • « Une cellule d’isolement, c’est un endroit où on veut vous tuer de manière indirecte en Iran » - témoignage

    madadzadehCSDHI - "Je m’appelle Farzad Madadzadeh et j’ai 31 ans. En février 2009 j’ai été arrêté en Iran avec ma sœur Chabnam par les services de renseignements des mollahs. On m’a enfermé en cellule d’isolement dans la terrible section 209 de la prison d’Evine de Téhéran." Il s'exrimait lors d'une conférence en marge du Conseil des droits humains de l'ONU à Genève.

  • 100 exécutions en Iran au mois de juillet, dont trois femmes

    corde pendu iranCSDHI - Ce n'est pas un hasard si le régime iranien s'est déchainé dans les prisons au mois de juillet où il a pendu à la chaine une centaine de prisonniers dont trois femmes, dans la plus grande impunité. Le total de femmes pendues sous la présidence de Rohani se monte donc à 80.

  • 250 mots et 30.000 morts plus tard, les Iraniens demandent justice

    logo massacre88 IranCSDHI - En 250 mots, durant l’été 1988 en Iran, la fatwa écrite de la main de Khomeiny ne connait pas de précédent dans l’histoire de l’islam ; jamais un chef religieux à travers les siècles n’aura proclamé un ordre aussi sanglant.

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  • A l'Assemblée générale de l'ONU, les crimes du régime iranien ne peuvent plus être ignorés

    The hillThe Hill - Il semble que le président iranien Hassan Rohani participera de nouveau à l'Assemblée générale annuelle des Nations Unies à New York.

  • Alejo Vidal-Quadras : Le rôle de la communauté internationale dans le souvenir du massacre de 1988, en Iran

    Alejo Vidal Quadras 700CSDHI - Alejo Vidal-Quadras, ancien vice-président du parlement européen, a parlé dans les locaux de l'ONU à Genève le mercredi 21 septembre, de l'Iran. Il a appelé à une enquête sur le massacre de 1988 et au renvoi de ce dossier au Conseil de Sécurité. Le texte intégral de son discours peut être trouvé sur le site Web du Conseil national de la Résistance Iranienne (CNRI).

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  • Appel à la justice pour les victimes du massacre de 1988 en Iran

    CSDHI – Les actualités de Yahoo ont rapporté qu'un nouveau groupe de campagne a été mis en place pour obtenir justice pour les personnes qui sont mortes au cours du massacre de 1988 en Iran. Cela intervient après qu'une nouvelle preuve ait été révélée après la publication d'un enregistrement audio d'un dissident religieux décédé, l'ayatollah Hossein Ali Montazeri, parlant à d'autres hautes autorités du moment où elles se souviendraient où elles ont été les pires criminels de l'histoire pour leur rôle dans le massacre.

  • Au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, l'Iran plusieurs fois sur la sellette

    pablo e greiffCSDHI - Le 7 mars, lors du Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, s'est tenue un dialogue interactif avec Pablo De Greiff, le Rapporteur spécial sur la promotion de la vérité, de la justice, de la réparation et de la garantie e la non-récurrence, et avec Ahmed Shaheed, Rapporteur spécial sur la liberté de la religion ou de croyance.

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  • Aubervilliers a accueilli une belle exposition sur 30.000 âmes volées en Iran

    aubervilliers iranCSDHI – Ce 1er octobre une exposition organisée conjointement par le CSDHI et l’association « 93 au cœur de la République » à Aubervilliers a reçu un bel accueil des visiteurs et des personnalités locales.

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  • C'est beaucoup d'injustices ce massacre de 1988 en Iran - Rama Yade

    rama yadeCSDHI - "Les témoignages que nous venons d'entendre, les photos qui ornent cette mairie du 2e arrondissement de Paris nous bouleversent tous", a déclaré Rama Yade dans une exposition sur une tragédie très noire déclenchée en Iran par le régime des mollahs en 1988.

  • Comment le sang des innocents est devenu un cauchemar sans fin pour le régime iranien

    manifestation villepinte 2017Al Arabiya English - En Iran, les années 1980 sont connues comme une décennie sanglante alors que des milliers d'opposants politiques ont été exécutés au cours d’un massacre massif brutal.

  • Condamnée à 10 ans de prison, ma soeur a été exécutée au bout de sept ans en Iran

    zohreh bijanyarCSDHI – « Au cours de l'été 1988 plus de 30.000 prisonniers politiques ont été exécutés dans pratiquement toutes les villes d'Iran. Ma sœur Zahra Bijanyar en faisait partie après avoir passé 7 années de sa vie en prison et subi des tortures », raconte Zohreh Bijanyar à l’ONU à Genève le 14 mars 2017.

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