exposition

  • *** Campagne ***

    iran bastille massacre1988

    Campagne : Appel à la justice 

    pour les 30.000 prisonniers politiques exécutés en Iran durant l'été 1988 
    et  faire traduire en justice les responsables de ce crime contre l'humanité

    Asma11

    Dans son rapport daté du 14 aout 2017, la Rapporteuse spéciale de l'ONU sur les droits humains en Iran, Asma Jahangir, consacre pour la première fois plusieurs paragraphes sur le massacre de 1988 en Iran. Elle écrit notamment :

    "73. Au cours des mois de juillet et août 1988, des milliers de prisonniers politiques, d’hommes, de femmes et d’adolescents auraient été exécutés à la suite d’une fatwa émise par le Guide suprême , l’ayatollah Khomeiny. Une commission composée de trois hommes aurait été créée pour dresser la liste des personnes à exécuter. Les corps des victimes auraient été enterrés dans des tombes anonymes et leurs familles n’ont jamais été informées de ce qu’il leur était arrivé. Ces événements, connus sous le nom de « massacres de 1988 », n’ont jamais été officiellement reconnus. En janvier 1989, le Représentant spécial de la Commission des droits de l’homme chargé d’examiner la situation des droits de l’homme en République islamique d’Iran, Reynaldo Galindo Pohl, s’était dit préoccupé par le « déni global » de ces exécutions et avait appelé les autorités iraniennes à mener une enquête. Cette enquête n’a toujours pas démarré.

    "74. En août 2016, un enregistrement audio d’une réunion entre de hauts fonctionnaires de l’État et des dignitaires religieux en 1988 a été rendu public. Il révèle les noms des responsables qui ont ordonné les exécutions et les ont justifiées; en font notamment partie l’actuel Ministre de la Justice, un juge de la Haute Cour de Justice toujours en fonction et le directeur de l’une des principales institutions religieuses du pays, qui était également candidat aux élections présidentielles tenues au mois de mai. Après la diffusion publique de l ’enregistrement audio, certains dignitaires religieux et le chef de la magistrature ont admis que des exécutions avaient eu lieu et en ont parfois défendu le bien-fondé."

    et dans ses conclusions, elle préconise :

    "109. De multiples rapports ont été publiés au fil des ans sur les massacres de 1998. Si le nombre de personnes qui ont disparu et ont été exécutées peut être contesté, il est amplement démontré que des milliers de personnes ont été sommairement tuées. Dernièrement, certaines personnes évoluant dans les plus hautes sphères de l’État ont reconnu l’existence de ces assassinats. Les familles des victimes ont le droit de connaître la vérité au sujet de ces événements et du sort de leurs proches sans craindre de représailles. Elles ont le droit d ’intenter une action en justice, ce qui englobe notamment le droit à des investigations efficaces pour établir les faits et à la divulgation de la vérité, et le droit à réparation. Aussi la Rapporteuse spéciale demande-t-elle au Gouvernement de veiller à ce qu’une enquête approfondie et indépendante soit menée sur ces événements."

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    Le 31 août 2017, à la mairie du 2e arr. de Paris

    Justice pour les victimes du massacre de 30 000 prisonniers politiques
    en 1988 
    en Iran

    Appel à une enquête internationale


    À l'occasion de l'anniversaire du massacre de 30 000 prisonniers politiques en 1988 en Iran, les mois de juillet, août et septembre sont marqué par cette tragédie. A cette occasion une exposition sera organisée les 30 et 31 août à la mairie du 2ième arrondissement de Paris. Elle comprendra une exposition de photos, de documents sur le thème de ce crime contre l'humanité resté impuni.

    La situation est toujours préoccupante dans les prisons du régime. Amnesty International vient d’alerter sur le sort d’une vingtaine de prisonniers politiques en grève de la faim à la prison de Rajaï Chahr.

    Le jeudi 31 août à 14h, en marge de cette exposition des personnalités et défenseurs des droits humains, d'anciens prisonniers politiques, des représentants de la Résistance iranienne et des familles des victimes seront présents pour évoquer la situation des droits humains en Iran, les dernières informations concernant la campagne réclamant justice pour les victimes et le sort des prisonniers politiques grévistes de la faim.

    Le maire Jacques Boutault, la sénatrice Evelyne Yonnet, l’ancien vice-président du parlement européen et l’actuel président de l’ISJ (Comité International pour l’Application de la Justice) Alejo Vidal Quadras, ainsi que Mgr Jacques Gaillot et Mme Massoumeh Raouf ancienne prisonnière politique dont le frère a été exécuté dans le massacre, seront parmi les intervenants du jour.

    Exposition-interventions- témoignages

    expo du 31 iran

     

    Un blog sur une victime du massacre de 1988

    Ahmad Raouf, arrêté à 16 ans, exécuté à 21 ans après cinq années de prison

    ahmad Raouf


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      Campagne : Appel à la justice 

    pour les 30.000 prisonniers politiques exécutés en Irandurant l'été 1988
    et  faire traduire en justice les responsables de ce crime contre l'humanité

    iran 1988 massacre


    La révélation récente, le 9 août 2016, d’un enregistrement de la rencontre confidentielle entre l’ancien successeur de Khomeiny, l’ayatollah Hossein-Ali Montazeri et des membres de la « commission de la mort », responsable du massacre de 30 000 prisonniers politiques en été 1988 en Iran, a fait l’effet d’une bombe dans l’opinion publique iranienne. Montazeri a ensuite été destitué et assigné à résidence.

    Voici quelques-uns des propos que Montazeri a tenus lors de cette étonnante rencontre à l’adresse des auteurs du massacre :

    montazeri

    • « Le ministère du Renseignement (le Vevak) avait planifié (cette tuerie) et avait investi dessus. La personne d’Ahmad Khomeiny, fils de Khomeiny, disait depuis trois, quatre ans que les Moudjahidine (du peuple) doivent être exécutés, même ceux qui n’ont lu qu’un de leurs journaux, de leurs prises de position ou de leurs communiqués. »
    • « Le fait d’exécuter (des prisonniers) sans qu’ils aient eu de nouvelles activités revient à dire que notre appareil judiciaire ne sert à rien.»
    • « Pourquoi avez-vous exécuté quelqu’un que vous aviez déjà condamné à dix ans de prison ? »
    • « On suspend les visites de parloir (des familles) et on déclenche une boucherie là-bas (dans les prisons), on les retire (des cellules) et pan ! Pan ! Mais où au monde on se comporte comme ça ? »
    • « On a fait pareil en province, à Ahwaz (dans le sud-est) c’était horrible. »
    • « On a exécuté quelqu’un. Après on a dit que sa sœur était accusée. Sa sœur était en prison depuis deux jours. Elle avait 15 ans. Il (le juge) a dit que son frère avait été exécuté, et qu’il fallait l’exécuter elle aussi... et elle a été exécutée. »
    • « A Ispahan, on a exécuté une femme enceinte ! »
    • « Le peuple va juger Khomeiny comme une figure sanguinaire et cruelle… Nous ne resterons pas toujours au pouvoir. »
    • « Le peuple a le (principe) du Guide suprême en abomination. Je ne voulais pas que le guide suprême arrive à ça. »
    • « Les Moudjahidine (du peuple) ne sont pas seulement des individus, mais une doctrine, une interprétation qui suit une logique. (…) ça ne se règle pas par des tueries. Au contraire, ça (la tuerie) va les développer. »

    Chekar mohammadi

    Les responsables
    Tous les responsables de ce massacre occupent aujourd’hui des postes clés au sein du régime. Les membres de la commission de la mort désignés par Khomeiny et présents lors de la rencontre avec Montazeri sont les suivant :
    Hossein-Ali Nayeri, juge pour l’application de la Charia, il est aujourd’hui chef de la Cour suprême compétente pour juger les magistrats,
    Morteza Echraghi, procureur,
    Ebrahim Raïssi, vice-procureur à l’époque, il est l’un des religieux les plus élevés du pouvoir. Il a été procureur général avant d’être nommé récemment par le Guide suprême Ali Khamenei à la tête d’un des plus puissants cartels religieux, politique et économique, la fondation d’Astane-Qods-Razavi. Il pourrait être candidat à la succession du Guide suprême
    Mostafa Pour-Mohammadi, représentant du ministère du Renseignement au sein de la commission de la mort, il est actuellement ministre de la Justice du gouvernement d’Hassan Rohani.

    Les autres responsables du massacre :

    Gholam-Hossein Mohseni-Ejeï était représentant du pouvoir judiciaire auprès du Vevak à l’époque du massacre ; il est actuellement l’adjoint et le porte-parole du pouvoir judiciaire.
    Ali Khameneï, qui était président de la République au moment du massacre, est l’actuel Guide suprême
    Hachemi Rafsandjani, qui était président du Majlis (l’assemblée des mollahs), est chef du Conseil de discernement des intérêts de l’Etat
    Hassan Rohani, qui était à l’époque l’adjoint du commandant en chef des forces armées, est président de la république

    Des charniers dans tout le pays
    Le régime n'a jamais reconnu ces exécutions ni fourni la moindre information sur le nombre de prisonniers tués où le lieu des fosses communes où ils ont été enterrés. La majorité des victimes purgeaient des peines de prison pour leurs activités politiques ou avaient terminé leur peine mais étaient toujours incarcérées.
    Le carnage a commencé à la fin juillet et s'est poursuivie sans relâche pendant quelques mois. Quand il s'est arrêté à l'automne, plus de 30.000 prisonniers politiques, dont l’écrasante majorité était des militants de l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), avaient été assassinés.
    Les corps des victimes sont déposés dans des charniers à travers le pays.

    charniers du massacre de 1988 Iran

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    Exposition à la Mairie du 1er à Paris

    pour la Journée internationale contre la peine de mort le 10 octobre 2016

     

    mairie du 1er paris iran executions

     

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    campagne CZgIUpAXEAA816k

    Rama Yade, membre du comité consultatif du CSDHI, a eu la gentillesse de répondre aux questions du CSDHI

    Q: Lorsque vous étiez secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, vous aviez dit lors de la visite de Kadhafi en France : “Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n’est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort. » Que vous inspire la visite en France de Rohani le président du régime iranien ?

    Rama Yade : La même chose. Cette visite est un tournant historique. La France ne doit pas céder à cette duperie d’un régime à double visage, ouvert sur l’extérieur mais fermé à l’intérieur. Nos entreprises ne doivent pas conclure des contrats commerciaux à n’importe quel prix. Nous risquons un jour d’être sévèrement jugés par l’Histoire. La France n’a pas le droit en tant que pays des droits de l’Homme de décevoir le peuple iranien. Ce serait trahir sa vocation d’être aux côtés des peuples qui se réclament des valeurs de liberté.

    Etes-vous d'accord avec ceux qui avancent que Rohani est un modéré et qu'il es donc justifié d'améliorer les relations avec l'Iran? Est-il vraiment un modéré ?

    Rien de ce qu’il fait ne tend à la modération. L’application de la peine de mort, y compris par pendaison publique, en fait un régime barbare. La censure, le confinement des femmes, les discriminations à l’égard des minorités ne sont pas l’illustration d’une quelconque ouverture. A cet égard, la faiblesse des Etats signataires de l’accord nucléaire n’en est que plus criante.

    Que faut-il dire au monde des affaires qui appelle à davantage de commerce avec l'Iran et avance que la population iranienne en tirera aussi des bénéfices? Vous êtes d'accord ?

    C’est faux. L’économie iranienne est majoritairement entre les mains de la police politique. Les Iraniens souffrent moins des sanctions que de ce rapt à grande échelle

    Comment voyez-vous le rôle de l'Iran en Syrie? Des centaines de milliers de civils ont été tués par Assad qui est soutenu par le régime iranien. Peut-on ignorer une telle catastrophe ?

    Là aussi, c’est par faiblesse que la coalition s’est tournée vers l’Iran. Ne parvenant pas à venir à bout de Daech, elle a fait appel à un Etat qui soutient Assad, le boucher de Damas, qui a 200.000 morts sur la conscience, s’il en a une. Je ne vois pas comment avec de tels alliés nous pouvons faire la leçon à Daech sur les droits de l’homme sans y perdre une partie de notre crédibilité.

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    En Iran, les violations des droits de l’homme sont malheureusement quotidiennes. Face à l’augmentation frénétique des exécutions, nous lançons une campagne pour dénoncer les violations des droits humains dans le pays et demander l’arrêt des exécutions. Depuis que Rohani est à la présidence du pays, il a ordonné plus de 2.000 pendaisons. Les premières victimes de ces exécutions à la chaine sont les jeunes. Le rythme actuel est de 3 pendaisons par jour. Pour cette mobilisation, nous comptons sur  chacun de vous pour briser le silence qui règne sur cette tragédie humaine. Diffuser ces informations, c’est faire reculer la barbarie et l’impunité.

    Chaque clic contribue à sauver une vie. Pour symboliser les trois exécutions quotidiennes en Iran, nous posterons trois fois par jours sur Facebook et Twitter. Partagez, likez, retwettez commentez, pour la vie et pour la liberté !

    Des personnalités disent Stop aux Exécutions en Iran

    personnalites stopt exécutions iran

    Le renouveau des liens avec l'Iran doit être fondé sur l'amélioration des droits de l'homme

    Comme Hassan Rohani, président du régime iranien, envisage de se rendre à Paris ce mois-ci, des personnalités politiques, religieuses et du monde associatif en France ont rejoint une campagne de photocall en ligne pour exiger l'arrêt des exécutions en Iran. Elles exigent que les relations de la France avec le régime iranien soient subordonnées à l’amélioration de la situation des droits de l’homme et à l'arrêt des exécutions.

    Soutenue par le CSDHI (Comité de Soutien au Droits de l'Homme en Iran), avec l'appui de dizaines associations, la campagne est baptisée #No2Rouhani et #StopExecutionsIran.

    Les participants sont appelés à poster une (ou plusieurs) photos sur les réseaux sociaux (Twitter, Instagram, Facebook), avec les hashtag # No2Rouhani et #StopExecutionsIran

    Les intervenants réunissent déjà un large éventail de personnalités françaises, y compris des dirigeants de la communauté musulmane française. Ils ont réaffirmé qu'il n'y a eu aucun signe de «modération» ni de «réforme» sous la présidence de Rohani. La situation des droits de l’homme en Iran ne s'est pas améliorée. Au contraire, elle s’est même considérablement détériorée. L'Iran a porté le nombre des exécutions par habitant à son plus haut niveau mondial. Plus de 2000 personnes ont été pendues en Iran durant le mandat du président Hassan Rohani, soit une multiplication par trois des pendaisons par rapport à son prédécesseur Ahmadinejad.

    Enfin, parallèlement à la visite du président du régime iranien en France, un grand rassemblement est prévu à Paris le 28 Janvier contre les violations des droits de l'homme et les vagues d'exécutions en Iran. Un nombre considérable de personnalités et de citoyens français soutiennent d’ores et déjà l'appel à protester.

    La pétition stop aux exécutions en Iran est une première étape essentielle. Nous comptons sur vous pour la signer et la diffuser autour de vous.

    Le cœur brisé symbole de cette de cette campagne est à partager sans modération. Pour soutenir la défense des droits de l’homme en Iran, vous pouvez l’insérer dans vos profils et/ou y ajouter #No2Rohani et #StopExecutionsIran.

    Nous avons besoin de vous pour contribuer à défendre les droits de l’homme en Iran : cliquez utile !

    top aux executions en Iran

    Manifeste de la Campagne :


    Pour le respect des droits de l’homme en Iran :

    •pour le droit à la vie et à la sécurité

    •pour les droits des femmes

    •pour les droits des minorités

    •pour les droits des enfants

    •pour le droit à la dignité

    •pour la liberté de parler et de croire

    •pour la liberté de choisir

    •pour la liberté d’expression et l’accès à l’information

     

  • Mairie du 2 à Paris : Une exposition appelle à la justice pour les victimes du massacre en 1988 en Iran

    Jacques Boutault expo 1

    Alerte sur le sort des prisonniers politiques en grève de la faim

    CSDHI - Pour marquer l'anniversaire du massacre de 30 000 prisonniers politiques en 1988 en Iran, le Comité des maires de France pour un Iran démocratique (CMFID) et le Comité de Soutien aux droits de l’homme en Iran (CSDHI) ont organisé une exposition les 30 et 31 août à la Mairie du 2 à Paris.
    Rassemblant photos, documents et témoignages d’anciens prisonniers politiques, cette exposition a apporté un éclairage bouleversant sur ce crime contre l'humanité commis par le régime iranien et resté jusqu’alors impuni.

  • Passer sous silence cet épisode innommable de l’histoire iranienne perpétuerait l’indicible - Jacques Boutault

    Jacques Boutault Maryam RadjaviCSDHI - Une exposition a été organisée à la mairie du 2e arrondissement de Paris sur un effroyable crime contre l'humanté commis en Iran. La mairie du 2e et son maire M. Jacques Boutault ont publié un communiqué à ce sujet :

  • Un nouveau front se forme en Iran pour demander justice

    expos3DCSDHI - C'est une vieille cassette restée dans les tiroirs pendant 28 ans. Elle recèle le secret le plus lourd de l'histoire contemporaine de l'Iran. Personne ne savait qu'elle existait et les mollahs avaient tout fait pour maintenir une chape de plomb sur ce tabou.

  • Visitez notre exposition en ligne : 30.000 âmes volées en Iran

    inviteCSDHI - Du 6 aout au 6 septembre le site CSDHI abrite une exposition en ligne sur 30.000 âmes volées durant l'été 1988 en Iran. A cet époque Khomeiny avait ordonné d'éliminer tous les prisonniers politiques en Iran. 30.000 personnes, hommes, femmes, jeunes et très jeunes ont été exécutés, sans pitié.

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