« Avec le choix fait par les USA et certaines nations d’attaquer l’Irak pour faire tomber la dictature de Saddam et tenter d’installer une démocratie, le déséquilibre est devenu patent. Il nous faut maintenant espérer que le but soit atteint et que le nouvel Irak trouve son indépendance et sa force de souveraineté sur l’échiquier régional. Pour éclairer son indépendance et sa souveraineté naissante, il lui faut trouver des symboles forts. Le camp d’Ashraf pourrait être un de ces symboles », écrit Emmanuel Poilane, directeur de la Fondation France Libertés sur Leposte.fr
« Malheureusement ce n’est pas le cas aujourd’hui. Pourquoi ? » se demande Poilane. Il y répond :
« Simplement parce que les Irakiens ne font pas le choix de la protection des habitants du camp de réfugiés prisonniers.
Simplement parce que les américains font semblant de ne rien voir et ne s’intéressent au camp d’Ashraf que sous pression.
Simplement parce que l’ONU n’a pas le mandat suffisant pour protéger le camp d’Ashraf.
Au lieu de cela, on laisse faire et on laisse la torture psychologique s’exercer sur une population de prisonnier, de femmes et d’enfants qui survivent dans des conditions inhumaines à coup de mégaphones incessants et d’attaques régulières. C’est inacceptable ! »
« Afin de redorer l’image de l’Irak, des USA et de l’ONU, nous appelons à une prise en main de la situation pour que les conditions de vie et de sécurité dans le camp d’Ashraf soient enfin respectées et qu’ainsi le nouvel Irak et la société des Nations prouvent que parler des Droits de l’Homme n’est pas simplement de la rhétorique mais qu’il s’agit bien là d’une volonté humaniste de trouver les solutions pour le bien de tous », poursuit le directeur de France-Liberté.