Publié le : 19th novembre 2020
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Mohammad Davaji tué sous la torture

CSDHI – Hier, les forces répressives du régime iranien ont torturé à mort un prisonnier de 19 ans. Ce jeune homme était détenu dans la prison Amir Abad de Gorgan, dans le nord-est de l’Iran.

Un jeune homme de 19 ans tué sous les actes de torture des agents du régime

Selon un article de l’Agence de presse des droits humains, le jeune homme s’appelait Mohammad Davaji. Il était originaire du village d’Oudek Davaji.

Un témoin oculaire a déclaré que les gardiens voulaient punir Mohammad parce qu’il s’était battu en prison.

« Ils lui ont enlevé ses vêtements et lui ont menotté les mains et les pieds alors qu’il était nu. Les gardiens l’ont pendu la tête en bas au plafond de la prison, dans le froid. Ils l’ont battu jusqu’à ce qu’il perde connaissance, puis ils ont versé de l’eau froide sur lui pour le punir », a déclaré le prisonnier.

Il a déclaré que les gardiens ont torturé Mohammad, 19 ans, devant d’autres prisonniers pour « leur donner une leçon. »

« Mohammad Davaji n’a pas pu supporter d’autres tortures et a perdu la vie à l’aube », a déclaré le témoin oculaire.

Deuxième cas de décès de prisonniers sous la torture

Selon les informations, après sa mort, les responsables de la prison ont mis en place des mesures de sécurité strictes. Quelques détenus qui devaient être libérés hier n’ont pas quitté la prison.

C’est le deuxième cas de décès sous torture en prison ce mois-ci.

Le 10 novembre, les agents carcéraux ont également torturé à mort Farhad Vosuqi, 27 ans. Il était détenu dans la prison centrale de Khorramabad, dans l’ouest de l’Iran. Farhad était marié et père d’un garçon de trois mois.

Le 25 octobre, les autorités iraniennes ont battu un homme de 30 ans en public alors qu’il était menotté à un poteau à Mashhad, dans le nord-est de l’Iran. L’utilisation excessive par la police d’un spray au poivre à bout portant sur le visage de Mehrdad Sepehri l’a tué.

Le régime iranien torture systématiquement les prisonniers en guise de punition ou pour leur extorquer des « aveux » qui sont ensuite utilisés pour les incriminer devant un tribunal.

Selon l’article 2 de la Déclaration universelle des droits humains, « Tout acte de torture ou autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant constitue une atteinte à la dignité humaine et doit être condamné comme un déni des buts de la Charte des Nations unies et comme une violation des droits humains et des libertés fondamentales proclamés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. »

Source : Iran News Wire

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