Publié le : 10th décembre 2020
Daniel-Divani-Azar

Daniel Divani Azar

CSDHI – Le 22 septembre 2017, les trois accusés dans l’affaire ont partagé des vidéos et des selfies d’eux-mêmes tuant et mettant le feu au jeune corps de Sadegh Barmaki. Cette exécution a suscité une large indignation du public dans la région de Mahabad.

Exécuté à son tour après la mort des ses deux co-accusés

Daniel Divani-Azar est un prisonnier qui se trouvait dans le couloir de la mort condamné à qisas (la loi du Talion) pour le meurtre de Sadegh Barmaki. Les autorités carcérales l’ont exécuté à la prison de Miandoab, hier matin. Un autre accusé impliqué dans cette affaire, qui était âgé de moins de 18 ans au moment de son arrestation, a été battu à mort par des responsables de la prison. Le troisième accusé a été exécuté il y a trois jours.

Selon Iran Human Rights, Daniel Divani-Azar, un accusé dans l’affaire du meurtre de Sadegh Barmaki, est mort par pendaison, au lever du jour, le 9 décembre, à la prison de Miandoab.

Le 22 septembre 2017, les trois accusés dans cette affaire ont partagé des vidéos. Ils ont fait des selfies en tuant et en incendiant le jeune corps de Sadegh Barmaki. Cette horreur a provoqué une large indignation dans la région de Mahabad.

Il était mineur au moment du meurtre

Après leur arrestation, les autorités judiciaires ont condamné à mort Kamal Asghari, Daniel Zeinolabedin et Daniel Divani-Azar. Daniel Zeinolabedin avait 17 ans au moment du meurtre. Il est mort au mois d’avril de cette année. Les responsables de la prison l’ont battu à mort. Les agents de la prison ont exécuté Kamal Asghari à la prison de Mahabad, le 9 décembre 2020.

Selon le compte-rendu annuel d’IHR, le pouvoir judiciaire iranien a accusé de « meurtre avec préméditation » au moins 225 des 280 personnes exécutées en 2019.

Etant donné qu’il n’existe pas de distinction juridique entre le meurtre et l’homicide involontaire, qu’il soit volontaire ou involontaire en Iran, les personnes accusées de « meurtre avec préméditation » seront condamnées à la peine de mort. Et ce, quelles que soient l’intention et les circonstances.

Les bourreaux du régime iranien ont pendu le troisième accusé de cette affaire. Il s’agissait de Behnam Kamal Asghari. Il est mort à la prison de Mahabad, il y a trois jours, le lundi 8 décembre.

Source : Iran Human Rights

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