Publié le : 16th février 2021
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Jamaluddin Barahui et Mohammad Barahui

CSDHI – Actuellement, l’Iran est le théâtre est d’une récente augmentation de pendaisons de prisonniers de la minorité baloutche. C’est dans cette atmosphère, que la justice iranienne a exécuté deux prisonniers baloutches, samedi 13 février, dans l’est de l’Iran.

Deux pendaisons pour trafic de drogue

Samedi, les autorités iraniennes ont exécuté deux citoyens baloutches accusés de trafic de drogue.

Jamaluddin Brahui et Mohammad Barahui sont morts par pendaison à Birjand, dans l’est de l’Iran.

Jamaluddin Barahui

Une source informée a déclaré que les agents du régime ont arrêté l’homme de 40 ans, il y a environ deux ans, au poste de contrôle de Salabad à Birjand.

« La justice l’a condamné à 27 ans de prison. Mais, les agents du régime l’ont soudain transféré en quarantaine jeudi pour son exécution, le samedi 13 février. »

« Les responsables carcéraux ont appelé sa famille à se rendre à la prison pour une dernière visite le vendredi 12 février », a déclaré la source.

Mohammad Barahui

Un autre prisonnier, Mohammad Barahui, est également décédé le même jour. Les autorités iraniennes ont appelé sa famille à se rendre à la prison pour une dernière visite. Cependant, elles n’ont autorisé que sa mère à lui rendre visite avant son exécution.

Mohammad Barahui, 28 ans, était marié et avait deux enfants.

Minorité baloutche prise pour cible

Plusieurs exécutions ont eu lieu récemment contre des prisonniers de la minorité baloutche en Iran. Le régime a exécuté au moins 23 prisonniers baloutches dans les prisons de Zahedan, Mashhad et Ispahan depuis la mi-décembre 2020. Beaucoup de ceux qui sont mort, étaient  condamnés pour trafic de drogue ou pour atteinte à la sécurité nationale.

L’augmentation du nombre d’exécutions de prisonniers baloutches en Iran a suscité l’inquiétude des organisations internationales de défense des droits humains et des Nations unies. Notamment, parce que les autorités refusent constamment de respecter les procédures légales. Elles recourent à la torture et aux aveux forcés dans le système judiciaire du régime.

Plus d’une centaine de prisonniers se trouveraient dans le couloir de la mort dans la seule prison centrale de Zahedan. Même ceux qui n’avaient pas commis d’homicide volontaire.

Les Organisations internationales sommées de réagir

Iran HRM appelle une fois de plus la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits humains, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies et les autres institutions de défense des droits de l’homme à prendre des mesures urgentes pour sauver la vie des prisonniers iraniens dans le couloir de la mort. Il faut renvoyer le dossier des violations des droits humains du régime iranien au Conseil de sécurité des Nations unies. Et traduire en justice  les dirigeants et les responsables du régime clérical en Iran pour quatre décennies de crimes contre l’humanité.

Source : Iran HRM

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