Publié le : 5th mars 2021

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CSDHI – Au moment de la rédaction du présent article, l’exécution de Fatah Hosseini n’a pas été rapportée par les médias nationaux ou les autorités en Iran.

Le prisonnier Fatah Hosseini condamné à qisas pour meurtre, exécuté dans la prison de Noshahr

Selon Iran Human Rights, les autorités ont exécuté un prisonnier aux premières heures du matin. Cela s’est passé le 2 mars, dans la prison centrale d’Arak. Elles avaient condamné le prisonnier, qui s’appelait Fatah Hosseini, à qisas (la loi du Talion) pour meurtre.

Selon des sources bien informées, la justice a condamné Fatah Hosseini à mort pour un meurtre qu’il aurait commis il y a environ 10 ans.

Au moment où nous écrivons ces lignes, aucun média national ou les autorités en Iran n’ont rapporté l’exécution de Fatah Hosseini.

Il n’existe aucune distinction juridique entre le meurtre et l’homicide involontaire, qu’il soit volontaire ou involontaire en Iran. Aussi, les personnes accusées sous le terme générique de « meurtre prémédité » recevront la peine de mort, quelles que soient l’intention et les circonstances.

Le prisonnier Hamed Mostafaei exécuté en Arak

De nouvelles informations révèlent qu’un autre prisonnier, Hamed Mostafaei, est également mort par pendaison, ce jour-là. L’exécution a eu lieu à la prison centrale d’Arak pour des accusations liées à la drogue.

IHR avait précédemment rapporté l’exécution d’Ahmad Araji, condamné à qisas (la loi du Talion) pour meurtre le 26 février, à la prison centrale d’Arak.

Des informations récemment obtenues ont révélé que les autorités carcérales ont exécuté au moins un autre prisonnier. Elles ont pendu Hamed Mostafaei, ce jour-là, à la prison pour des accusations liées à la drogue.

« Hamed Mostafaei était originaire du village de Choghasaeedeh. Il se trouve à la périphérie de la ville de Harsin, dans la province de Kermanshah. Les forces du régime l’ont arrêté pour avoir transporté 5 kilos d’héroïne près d’Arak. Il n’était marié que depuis une semaine lorsqu’on l’a arrêté. »

A l’heure où nous écrivons, les médias nationaux ou les autorités en Iran n’ont rapporté aucune exécution.

Il y a eu une baisse spectaculaire des exécutions liées à la drogue. Et ce, depuis que les autorités ont ajouté un nouvel article à la loi anti-drogue, il y a environ trois ans. L’amendement, adopté en 2017, restreint spécifiquement la peine de mort. Il prévoit une certaine réduction de certains cas liés à la drogue.

Source : IHR

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