Publié le : 19th septembre 2015

CSDHI – Le conseil national de la Résistance iranienne a publié le communiqué suivant :

Le 20 février, le ministère du Renseignement des mollahs (le Vevak) a lancé des raids simultanés contre de nombreux domiciles à Téhéran de familles de membres de l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI) résidant à la Cité d’Achraf en Irak. Les gens dormaient, quand les forces répressives du régime ont enfoncé les portes et les fenêtres, pénétrant dans les maisons tout en terrorisant les familles et en tabassant tout le monde. Des personnes ont été arrêtées et transférées à la prison d'Evine, sans même pouvoir s’habiller. Les forces de la répression ont également endommagé ou confisqué leurs biens personnels comme des CD, des livres, des photos de famille et des récepteurs satellite.

Parmi les familles qui ont été attaquées, se trouvent les Yazerlou, les Naderi, les Azimi et les Tarlani. Parmi les personnes arrêtées figurent Mme Mahsa Naderi, étudiante, Mme Fatemeh Zia’i, femme au foyer, Mme Zeynab Safa’i, et MM Hamed Yazerlou et Hassan Tarlani, 22 ans.

Le frère de Hamed Yazerlou, Hoad, a également en prison depuis un certain temps maintenant. Il a été condamné à trois ans de prison pour s’être rendu à la Cité d’Achraf afin d’y voir sa famille. La condition physique de M. Hani Yazerlou, le père d’Hamed, qui souffre de graves problèmes cardiaques, s'est détériorée après les raids violents. Les forces répressives lancées dans l’attaque du domicile du Dr. Yazerlou étaient dirigées par un agent du Vevak surnommé d’Alavi.

M. Mohsen Naderi, le père de Mahsa, a également été condamné à un an de prison pour avoir assisté à une cérémonie de commémoration des martyrs du massacre de 1988. Il est actuellement incarcéré à la prison d'Evine, dans la section 8.

Les arrestations et les passages à tabac des parents de résidents d’Achraf, notamment des personnes âgées, de jeunes enfants et d’adolescents, reflètent la rage du fascisme religieux à l’encontre de la persévérance de l’OMPI à la Cité d’Achraf dans la défense de la liberté du peuple iranien, malgré les complots des mollahs qui ont été neutralisés. Déjà le 16 janvier, des dizaines de proches de résidents de la Cité d’Achraf, dont la majorité était des mères de 60 à 80 ans, avaient été arrêtées à l'aéroport de Téhéran alors qu'elles se rendaient à Bagdad pour y rendre visite à leurs enfants.

En décembre dernier, la Résistance iranienne a publié les noms de 87 parents de résidents d'Achraf qui ont été arrêtés et emprisonnés après avoir rendu visite à leurs enfants, et a remis cette liste aux autorités internationales.

La Résistance iranienne appelle une nouvelle fois le Secrétaire général des Nations Unies et le Haut Commissaire aux droits de l'homme, ainsi que les autres organisations internationales des droits de l'homme, à condamner la cruelle répression de l’OMPI et des familles des résidents d’Achraf, et à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à ces arrestations arbitraires et faire libérer les détenus.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Paris, le 20 février 2009