Publié le : 19th septembre 2015

Imageblessé durant l’attaque sauvage des forces irakiennes

CSDHI – Vers midi d'hier 17 août 2009, Ali Asghar Yaghoub-Pour, 47 ans, membre de longue date de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, est décédé après trois semaines de souffrance et plusieurs opérations chirurgicales, dont l’amputation de la jambe droite à l’hôpital de Balad des forces américaines.  Le 28 juillet, il avait reçu un coup violent sur la tête, avait eu la jambe écrasée par les forces irakiennes et avait reçu des balles dans le ventre et la main gauche. Il figurait au nombre des douze blessés graves qui après 48 heures de retard, le 30 juillet, avaient été transférés à l’hôpital américain de Balad.

Il avait été prisonnier politique sous le régime des mollahs et avait passé quatre années sous la torture dans les prisons d’Evine et de Ghezel-Hessar.

Le Conseil national de la Résistance iranienne dans son communiqué n°18, du 28 juillet avait annoncé qu’Asghar Yagoub-Pour, à cause d’une balle dans l’abdomen et d’une fracture de la main comptait parmi les blessés graves nécessitant une intervention chirurgicale et des soins urgents, mais que les agents irakiens y faisaient obstacle.

De même dans le communiqué n°22 du 29 juillet, il est rappelé que le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki est personnellement responsable de l’interdiction faite aux médecins d’entrer à Achraf et de la mort de ceux qui nécessitent des soins vitaux, et qu’une plainte allait être déposée devant la justice internationale. La Résistance iranienne tient Nouri Al-Maliki comme le premier responsable du crime contre l’humanité commis à Achraf selon « l’accord bilatéral » passé avec Ali Khamenei, le guide suprême des mollahs. Elle lui en fera répondre devant une cour de justice internationale.

Le gouvernement américain qui a désarmé les résidents d’Achraf et les a rendus sans défense et qui a signé un accord avec chacun d’entre eux pour leur assurer une protection jusqu’au règlement final de leur situation, ne doit pas fermer davantage les yeux sur le crime contre l’humanité qui a eu lieu à Achraf. L’article 45 de la IVe convention de Genève stipule clairement que « au cas où cette Puissance [ici l’Irak] n'appliquerait pas les dispositions de la Convention, sur tout point important, la Puissance par laquelle les personnes protégées ont été transférées [ici les Etats-Unis] devra (…) prendre des mesures efficaces pour remédier à la situation, ou demander que les personnes protégées lui soient renvoyées. Il devra être satisfait à cette demande. »