Publié le : 19th septembre 2015

Active ImageDes centaines d’exilés iraniens, y compris des réfugiés, résidant au camp d’Achraf en Irak,au nord de Bagdad, souffriraient de graves complications dues aux restrictions médicales imposées par les autorités irakiennes. Au cours des cinq derniers mois, les conditions médicales déjà affligeantes du camp se sont encore plus détériorées. De nombreux habitants seraient atteints de cancer, de problèmes cardiaques, de perte de la vision, de calculs biliaires, de problèmes orthopédiques, de calculs rénaux et d’autres maladies qui sans un traitement rapide et adéquat peuvent entraîner des dommages irréversibles de santé.

Restrictions médicales imposées à des exilés iraniens, y compris des réfugiés

Le 2 décembre 2010 – Des centaines d’exilés iraniens, y compris des réfugiés, résidant au camp d’Achraf en Irak, au nord de Bagdad, souffriraient de graves complications dues aux restrictions médicales imposées par les autorités irakiennes. Au cours des cinq derniers mois, les conditions médicales déjà affligeantes du camp se sont encore plus détériorées. De nombreux habitants seraient atteints de cancer, de problèmes cardiaques, de perte de la vision, de calculs biliaires, de problèmes orthopédiques, de calculs rénaux et d’autres maladies qui sans un traitement rapide et adéquat peuvent entraîner des dommages irréversibles de santé.

Le camp d’Achraf, à 60 km au nord de Bagdad, abrite quelque 3.400 membres et sympathisants de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), groupe d’opposition iranien. Les habitants y vivent depuis près de 25 ans et il constitue désormais une petite ville avec des magasins et autres équipements.

Le camp d’Achraf a été sous contrôle américain d’avril 2003 jusqu’à la mi-2009 lorsque le gouvernement irakien en a pris le contrôle, conformément aux dispositions contenues dans le SOFA, un accord de sécurité signé par les gouvernements irakien et américain en novembre 2008, qui stipule le retrait des forces américaines des villes irakiennes. Depuis le transfert, les résidents nécessitant des soins médicaux ont constaté qu’il était extrêmement difficile d’avoir accès à un traitement médical dans et hors du camp parce que le camp est cerné par les forces de sécurité irakiennes. Un comité de sécurité irakien, responsable de toutes les questions relatives au camp, est maintenant considéré comme responsable des prises de décisions concernant les traitements médicaux. C’est aux membres du comité de décider qui peut voyager à l’extérieur du camp pour un traitement spécialisé, et ils contrôlent l’entrée de l’approvisionnement dans le camp. En outre, les forces de sécurité irakiennes rendent de plus en plus difficile la vie les résidents, notamment en utilisant des haut-parleurs pour leur diffuser à un volume élevé des messages et de la musique.

En raison de l’absence de traitement adéquat de certaines maladies à l’hôpital près du camp, certains résidents ont besoin de se faire soigner dans des hôpitaux spécialisés à Bagdad et dans la région du Kurdistan irakien. Toutefois, Amnesty International a reçu des rapports confirmant que les patients ayant rendez-vous dans les hôpitaux de Bagdad n’ont pas pu se rendre à ces rendez-vous parce que les forces irakiennes ont apparemment refusé de permettre à d’autres de les accompagner, y compris à des interprètes. La plupart des patients dans le camp ne parlent pas l’arabe car le persan est leur langue maternelle et donc sans interprète, ne peuvent pas communiquer avec les médecins en Irak. Il est rapporté que les patients qui se sont rendus dans d’autres établissements pour leur traitement, sont revenus sans diagnostic ou traitement en raison de l’absence d’interprète. Il a également été rapporté que les patients ayant des problèmes de mobilité ont été empêchés de se déplacer en raison du manque de fauteuils roulants ou de lits spéciaux, les autorités irakiennes ayant refusé de fournir ces équipements.

Le retard dans le traitement a entraîné de graves conséquences à long terme pour de nombreuses personnes. Il a été rapporté que Elham Fardipour, une patiente atteinte d’un cancer à la thyroïde, n’a pas pu recevoir le traitement dont elle a besoin à Bagdad parce qu’elle n’a pas été accompagnée par une infirmière ou un interprète, l’amenant par conséquent à rester dans le camp plutôt que d’aller seule à son rendez-vous. Sa situation actuelle est inconnue, mais sans un traitement rapide, son cancer est susceptible de se propager. En outre, environ 60 résidents ont besoin d’être auscultés par un cardiologue pour un diagnostic et un traitement concernant diverses maladies cardiaques. Plusieurs personnes ont besoin d’opérations chirurgicales pour prévenir ou réduire les dommages causés par des crises cardiaques.

Il a également été rapporté que les forces irakiennes ont maltraité des patients. Des soldats ont fait partir  de force les patients des hôpitaux ou sont entrés dans des chambres de malades contre leur gré avec, dans certains cas, des harcèlements verbaux. Dans un cas, un soldat aurait battu un patient qui venait de subir une intervention chirurgicale lui causant ainsi une attaque.

(Traduction de l’original en anglais)

 Voir l’original

Ecrivez immédiatement:
• Expliquer que vous êtes un professionnel de la santé concernés par les droits de l’homme;
• Appel le gouvernement irakien à mettre immédiatement fin aux restrictions médicales sur le camp d’Achraf;
• Exhortez les autorités irakiennes à veiller à ce que tous les résidents ayant besoin de soins médicaux spécialisés soitent autorisés à quitter le camp immédiatement pour recevoir des traitements médicaux dans une installation appropriée;
• Exhortez les autorités à permettre aux patients de choisir leurs propres interprètes et de permettre aux interprètes de voyager avec les patients pour aider à communiquer avec les professionnels de la santé lors des consultations;
• Exhortez les autorités à s’assurer que les professionnels de santé sont en mesure de pratiquer en toute indépendance et sans crainte de représailles par les forces irakiennes;
• Faire appel à des forces irakiennes pour mettre fin à la violence et les mauvais traitements des patients et de permettre aux patients de consulter en privé leur médecin.

S’IL VOUS PLAÎT ENVOYEZ VOS APPELS AVANT 01/10/2011 A: l’ambassade d’Irak dans votre pays et vous adresser à:

Premier ministre
Son Excellence Nuri Kamil al-Maliki
Premier ministre
Centre des congrès (Qasr al-Ma’aridh)
Bagdad, Iraq
Formule d’appel: Your Excellency

Ministre de l’Intérieur:
Son Excellence Monsieur Jawad al-Bulani
Ministre de l’Intérieur
Centre des congrès (Qasr al-Ma’aridh)
Bagdad, Iraq
Formule d’appel: Your Excellency

Ministre de la Santé
Son Excellence M. Salih al-Sahnawi
Ministre de la Santé
Convention Center (Qasr al-Ma’aradih)
Bagdad, Iraq
Formule d’appel: Your Excellency

SI VOUS NE RECEVEZ PAS DE REPONSE DANS SIX SEMAINES DE L’ENVOI DE VOTRE LETTRE, S’IL VOUS PLAÎT ENVOYER UNE LETTRE DE SUIVI pour obtenir une réponse. S’IL VOUS PLAÎT envoyer une copie des lettres que vous recevez au Secrétariat international, attention de l’équipe de santé, 1 Easton Street, Londres WC1X 0DW OU E-MAIL: [email protected]

INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
Camp d’Achraf abrite environ 3.400 réfugiés iraniens, qui sont membres et sympathisants de l’OMPI, un groupe d’opposition au gouvernement actuel de l’Iran, qui est interdit en Iran. Certains ont été reconnus comme réfugiés. Depuis mi-2008, le gouvernement irakien a indiqué à plusieurs reprises qu’il voulait fermer le camp d’Ashraf, et que ses habitants devraient quitter l’Irak pour ne pas être expulsés du pays. L’OMPI, qui a été autorisée par le gouvernement précédent irakien sous Saddam Hussein pour établir une base dans le gouvernorat de Diyala, en 1986, est accusé par le gouvernement irakien de soutenir le gouvernement de Saddam Hussein.

Les 28-29 Juillet 2009 les forces de sécurité irakiennes ont pris d’assaut le camp et au moins neuf résidents ont été tués et de nombreux blessés. Environ 36 résidents ont été détenus sans procès, torturés et battus avant d’être finalement libéré après un tollé international.