Publié le : 19th septembre 2015

Achraf attack108 personnes dont 55 femmes blessées

Les agents recrutés localement ainsi que des forces irakiennes faisant siège au camp d’Achraf en Irak « se sont mis à lancer des pierres, des débris de verres et des projectiles tranchants à l’intérieur d’Achraf » selon un communiqué du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI). 108 personnes, dont 55 femmes, sont touchées selon le CNRI.

Achraf attack inLe CNRI ajoute : « Les efforts déployés par l’ambassade du régime iranien en Irak, la force Qods et le ministère iranien du renseignement (Vevak), avec l’aide entière du comité chargé de la répression du camp et des forces irakiennes aux ordres du premier ministre irakien Al-Maliki, pour rassembler des Irakiens à proximité d’Achraf ce 7 janvier, ont rencontré un vif ressentiment de la population et des tribus irakiennes. Ils n’ont réussi à amener qu’un nombre très limité d’agents et de recrues. Les autobus que l’ambassade avait affrétés à Bagdad et dans la province de Diyala pour amener ces agents étaient vides à leur arrivée à Achraf. 21 autobus qui se sont garés devant Achraf à 12h étaient quasiment vides amenant sur le terrain au total une cinquantaine de recrues. »

Selon le communiqué du CNRI, « la désolation de la mobilisation était telle que les organisateurs qui attendaient des milliers d’Irakiens, auraient été effondrés et n’arrivaient même pas à contrôler ce petit groupe ».

Le CNRI fait état d’une mobilisation considérable de la part des forces armées irakiennes, notant : «La 5e division de l’armée irakienne cantonnée dans la province de Diyala, a mis en place dès 7h00 ce matin 14 point de sécurité sur le chemin des agents jusqu’à Achraf. Le bataillon de réaction rapide et les forces de police de la ville de Khalis sont aussi allés à Achraf. Le bataillon de « protection » et son commandant sont depuis la veille entièrement au service du règlement de tous les problèmes des mercenaires. Le général de division Farouk Al-Araji, directeur de cabinet du commandement des forces armées au bureau du Premier ministre a déclaré aux médias, en particulier aux chaines télévisées, qu’ils devaient faire et diffuser des reportages sur cette mise en scène. Oudeï Khadran, gouverneur de Khalis, a demandé aux médias de Diyala de rapporter cette mise en scène sous peine de subir de fâcheuses conséquences. »