Publié le : 19th septembre 2015

Les forces répressives irakiennes et Omar Khaled, directeur de « l’hôpital du Nouvel Irak », posent des obstacles au transfert des blessés de l’attaque du 8 avril des forces de Maliki contre Achraf, vers les hôpitaux de Bagdad et de Baquba. 250 blessés, pour la plupart par balles ou écrasés par des blindés,  nécessitent de toute urgence d’être hospitalisés.

Les forces répressives irakiennes et Omar Khaled, directeur de « l’hôpital du Nouvel Irak », posent des obstacles au transfert des blessés de l’attaque du 8 avril des forces de Maliki contre Achraf, vers les hôpitaux de Bagdad et de Baquba. 250 blessés, pour la plupart par balles ou écrasés par des blindés,  nécessitent de toute urgence d’être hospitalisés.

Bien que 60 heures se soient écoulées depuis l’attaque et les appels répétés des Achrafiens, du CNRI et de nombreux organes internationaux, les forces américaines ne prennent strictement aucune mesure pour l’évacuation de ces blessés ou même pour l’envoi d’équipe médicales et chirurgicales à Achraf. Or après deux années de blocus médical inhumain, les Achrafiens ne disposent que de moyens très limités pour soigner ces blessés.

A défaut d’être transportés d’urgence par les forces américaines vers des hôpitaux, plusieurs blessés succomberont et les Etats-Unis sont tenus pour responsables de leur vie.

Par ailleurs, au troisième jour de l’attaque meurtrière contre Achraf des forces aux ordres de Maliki, ces dernières continuent leur pillage et leur saccage des lieux appartenant aux habitants, les empêchant de retourner dans les parties occupées. 

Dans un acte inhumain et contraire aux pratiques islamiques, ces forces ont occupé le cimetière de Morvarid appartenant aux résidents d’Achraf et en ont détruit et profané certaines parties. Ils empêchent également les Achrafiens de s’y rendre, alors que ces visites n’ont cessé depuis vingt ans. Ils bloquent aussi l’enterrement des martyrs dans le cimetière.

Des pratiques de Maliki et de ses forces contre les résidents d’Achraf, avec l’entrée des blindés dans une zone civile, ouvrir le feu sur une foule de civils à la mitrailleuse lourde et au canon, le massacre des habitants sans armes, l’entrave aux soins médicaux des blessés, l’occupation et la destruction du cimetière, le pillage des biens, la coupure du pompage de l’eau, etc… relèvent du crime contre l’humanité et du crime de guerre, pour lesquels Maliki et ses complices doivent d’être traduits en justice.