Publié le : 19th septembre 2015

Par Nima Sharif
 
Stop Fundmentalism, 23 mai – Sous le règne des ayatollahs, l’Iran a connu l’une des périodes les plus sombres de son histoire. Mais grâce à des gens comme Saba Haftbaradaran, il y a de la lumière au bout du tunnel.

Le récit de la vie et de la mort de Saba Haftbaradaran, résidente du camp d’Achraf en Irak qui est morte au cours du massacre du 8 avril, rapporté par le Daily Telegraph était à la fois tragique et choquant. Tirer sur des civils désarmés est de la pure sauvagerie. Il n’y a aucune justification à cela, peu importe ce que le gouvernement irakien et l’armée disent ou comment le régime iranien considère les résidents du camp. Nouri al-Maliki aura à répondre de crimes contre l’humanité. Il doit être traduit devant un tribunal international.

Mais Saba n’était pas allée à Achraf pour faire face aux Irakiens. Saba était au Camp d’Achraf pour essayer d’apporter la paix à son peuple et à son pays natal, l’Iran. Ce pays qu’elle a dû fuir avec ses parents quand elle n’avait que deux ans. Ce pays dont elle ne se rappelle de rien et qu’elle n’a jamais revu.

Saba n’était pas la seule. Tous ceux qui sont morts ce jour-là, 8 femmes et 27 hommes, ont tous une histoire à raconter. En fait tous les 3 400 résidents iraniens du Camp Achraf en ont une. Ces histoires traitent des atrocités d’un régime violent qui a ravagé un grand pays avec une grande culture et un bon peuple. L’histoire décrit aussi le grand courage et l’abnégation de ceux qui ont reçu courageusement des balles en plein cœur pour apporter la liberté à leurs terres, ainsi que la joie et la prospérité à leur peuple. Une histoire d’amour, de fierté et de patriotisme qui insuffle la vie à chaque âme qu’elle touche.

La liberté en vaut bien la peine.

Les légendes, les héros, les grands guerriers existent encore aujourd’hui. Ils ont peut-être un peu changé de formes dans cette nouvelle ère. Mais ils sont sûrement là. Et ne vous attendez pas à voir seulement des hommes. Une nouvelle interprétation du héro est à venir.

Il est vrai que la liberté a un prix. Il est vrai également que beaucoup d’entre nous ne seront pas en position de payer ce prix. Saba l’a été. Elle a choisi volontairement de le faire. C’est ce qui fait un chef.

Saba, âgée de 29 ans, était une des 35 résidents du Camp d’Achraf, et l’une des 8 femmes qui ont été tuées le 8 avril par les forces irakiennes. Tandis que six semaines se sont écoulées depuis l’attaque, les Irakiens sont encore à l’intérieur du camp et les résidents continuent à vivre sous la menace. Beaucoup craignent une autre attaque à l’horizon afin de raser complètement le camp.

Pendant ce temps, un plan de l’Union européenne propose la réinstallation des résidents dans d’autres pays d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Australie. Tandis que l’initiative du Parlement européen va de l’avant, la vie de ceux qui ont survécu à l’attaque dans le Camp d’Achraf doit être préservée. Ils sont encore en danger.

Pour ce faire, les Nations Unies doivent intervenir, prendre la responsabilité de protéger les résidents et empêcher un autre bain de sang.

Aussi, comme cela a été suggéré principalement par des sources américaines, un plan pour déplacer les résidents vers un autre endroit a été proposé. Ce plan est incohérent et irréaliste. Il fera courir aux résidents le danger plus grand d’un autre massacre plutôt que de résoudre tout problème intermédiaire. Ce que les Etats-Unis peuvent et doivent faire à la place est de s’aligner à l’initiative européenne et de soutenir aussi un Conseil de sécurité des Nations Unies qui revendique la protection temporaire des résidents jusqu’à ce qu’ils soient réinstallés dans d’autres pays.