Publié le : 19th septembre 2015

CSDHI, 29 oct: Alors que les forces américaines se retirent de l’Irak, Adnan Assadi qui a été nommé à la tête du ministère irakien de l’Intérieur par Maliki, a levé le voile le 27 octobre 2011, sur les sinistres intentions de ce dernier de déplacer de force les habitants d’Achraf pour les répartir dans plusieurs emplacements à travers l’Irak. « Le gouvernement central a décidé de fermer cette base et de répartir ses habitants dans d’autres bases dans les autres provinces », a-t-il déclaré.

« Il s’agit d’imposer un contrôle sur les membres de cette organisation et mettre fin au centralisme militaire qui régit les habitants du camp. De plus cela facilitera leur rapatriement dans leur pays ou d’autres pays. »

Faisant fi de toutes les règles et conventions internationales, Assadi a prétendu : « Ces gens-là ne se plient à aucune loi crédible (…) Ceux qui contrôlent le camp d’Achraf s’appuient sur des armes, des équipements et des biens, ainsi que sur des soutiens financiers et politiques considérables (…) Quelque 300 habitants de ce camp souhaitent retourner en Iran, mais les menaces de leurs commandants les en empêchent.» (Quotidien Al-Sabah du 27 octobre).

Ces propos d’Adnan Assad interviennent cinq jours après que le ministère des Affaires étrangères des mollahs aient rendu public un accord en sept points avec le gouvernement irakien (voir Communiqué du CNRI n°152 – 24 octobre 2011). Adnan Assadi entretient des relations actives avec la force terroriste Qods, et il est bien connu pour son rôle dans les tortures et les massacres de la population irakienne ainsi que dans l’envoi d’escadrons de la mort et des arrestations.

Le ministre irakien des droits de l’homme a lui aussi tenu des propos similaires sur la fermeture d’Achraf qui ont été publié le 27 octobre sur le site de son ministère, ce qui traduit un complot de la dictature religieuse de Téhéran et de ses hommes de main irakiens, contre les habitants d’Achraf.

Le déplacement des habitants d’Achraf à l’intérieur de l’Irak avait été réclamé par Khamenei dès le lendemain du transfert de la sécurité du camp par des forces américaines au pouvoir de Bagdad. En mars 2009, Maliki avait tenté de faire admettre ce déplacement aux autorités américaines pour que les habitants d’Achraf soient logés dans la base américaine d’Echo, dans la province de Divanya, avait révélé Wikileaks dans des documents publiés pour la première fois en décembre 2010 dans The Guardian.

Mme Maryam Radjavi, la Présidente élue de la Résistance iranienne, a lancé un appel international à la protection des habitants d’Achraf contre un déplacement forcé.