Publié le : 19th septembre 2015

AFP-20 Décembre 2011 – Les opposants iraniens du camp d’Achraf, que le gouvernement irakien veut fermer d’ici le 31 décembre, ont annoncé mardi être prêts à se déplacer sous conditions au camp Liberty de Bagdad, en attendant un éventuel transfert vers des pays tiers.

Le camp Liberty, dans la banlieue ouest de Bagdad, a été un des principaux camps de garnison des forces américaines en Irak.
Dans une lettre adressée à Barack Obama et à Ban Ki-moon, la présidence du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), Maryam Radjavi réclame « au minimum » une « surveillance permanente et indépendante des Etats-Unis et de l’ONU au camp Liberty », un « transfert des habitants d’Achraf au camp Liberty avec leurs véhicules et leurs biens meubles sous le contrôle de l’ONU, des USA et de l’UE » et l’absence des forces irakiennes à l’intérieur du nouveau camp.

Le camp d’Achraf, au nord de Bagdad, abrite quelque 3.300 réfugiés iraniens hostiles au régime de Téhéran. Il est contrôlé par l’Organisation des Moudjahidine du peuple iranien (OMPI), principale composante du CNRI.

Des négociations sont en cours depuis plusieurs semaines entre l’ONU et les autorités irakiennes pour trouver un dénouement pacifique à la crise.

Les Moudjahidine du peuple se sont installés en Irak pendant la guerre Iran-Irak (1980-88).

Après la chute de Saddam Hussein en 2003, ils ont été désarmés par les forces américaines, qui ont assuré la sécurité du camp avant de la transférer en 2009 aux forces irakiennes, dont les responsables entretiennent de très bonnes relations avec Téhéran.

Le 8 avril, une attaque du camp d’Achraf par les forces irakiennes a fait 36 morts et 300 blessés, selon le dernier bilan du CNRI.

(AFP)