Publié le : 19th septembre 2015

Elle annonce l’accord des Achrafiens pour le transfert de 400 d’entre eux au camp Liberty

avec un minimum de garanties pour leur sécurité

 21 Décembre 2011 – Dans un communiqué publié aujourd’hui par le CNRI, Mme Radjavi se déclare prête à se rendre à Bagdad pour des entretiens avec le gouvernement irakien en présence du représentant du Secrétaire général de l’ONU en Irak, le conseiller spécial de la secrétaire d’Etat américaine pour Achraf, le conseiller spécial de la baronne Ashton sur Achraf, le vice-président du Parlement européen, le Président de la Délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Irak et les avocats d’Achraf.

Mme Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a salué une résolution pacifique de la crise d’Achraf et s’est une nouvelle fois déclarée prête à se rendre immédiatement à Bagdad pour entamer des pourparlers avec le gouvernement irakien en vue de faire les arrangement pour la mise en œuvre d’une résolution pacifique de la crise d’Achraf et à assurer un minimum de garanties pour la sécurité de 400 habitants d’Achraf lors de leur transfert au camp Liberty.

Les pourparlers devront se tenir  en présence de l’ambassadeur Dan Fried, conseiller spécial de la secrétaire d’Etat américaine sur Achraf, Martin Kobler, le Représentant du SGNU pour l’Irak, l’ambassadeur Jean de Ruyt, conseiller spécial à la baronne Ashton sur Achraf, le Dr Alejo Vidal- Quadras, vice-président du Parlement européen, Struan Stevenson, président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Irak, et les avocats d’Achraf.

Mme Radjavi a rappelé avoir déjà transmis, via les Nations Unies et des responsables américains, cette proposition au gouvernement irakien, mais qu’elle n’avait pas encore reçu de réponse. La pression unilatérale sur les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) et la Résistance iranienne pour accepter des conditions inhumaines qui sont les exigences du régime iranien, est inacceptable, d’autant plus que ces exigences sont remplies de distorsions, de déformations et de falsifications.

Tout en se référant aux propos du Premier ministre Maliki mercredi 21 décembre, Mme Radjavi a ajouté : «Si comme le dit M. Maliki, il voulait vraiment le départ de l’OMPI d’Irak, il n’aurait pas perdu de temps pendant quatre mois et aurait immédiatement accepté que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés commence à Achraf ses travaux de reconfirmation du statut de réfugié des habitants du camp et leur transfert vers des pays tiers. »

« M. Maliki affirme que l’OMPI a envahi une ville irakienne nommée Achraf. Cependant il oublie délibérément les personnes qui ont transformé cette zone aride en une ville au cours des 25 dernières années avec leur travail acharné et d’énormes coûts financiers, et quels sont leurs droits. »

« Plus important encore, M. Maliki est délibérément resté silencieux sur les attaques contre Achraf ces trois dernières années, y compris les massacres de juillet 2009 et avril 2011, qui ont tué 47 résidents, blessés 1071, ainsi que les 12 résidents qui sont morts privés d’accès aux services médicaux appropriés. Au lieu de cela, il s’est référé à la désignation terroriste des Etats-Unis et du régime des mollahs, alors qu’aujourd’hui la Cour européenne de Justice dans son arrêt a rejeté définitivement et catégoriquement toute allégation de désignation terroriste contre l’OMPI. »

« Il semble, selon ses propres mots, que la seule ligne rouge pour M. Maliki est de s’abstenir d’ « infliger le moindre tort » au régime des mollahs et de l’indisposer. »

Mme Radjavi a ajouté : «L’illégalité de la réinstallation forcée est un principe reconnu des droits humains et du droit international et le Secrétaire général de l’ONU, le secrétaire général adjoint de l’ONU, le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, le HCR, le Comité international de la Croix-Rouge, la Mission d’assistance des Nations Unies en Irak et les membres de la majorité de plus de 30 parlements l’ont rappelé à plusieurs reprises. »

« Malgré tout ce qui précède, tout en soulignant que le gouvernement irakien n’a pas accepté la protection des résidents d’Achraf au camp Liberty par les forces américaines, les Casques bleus, les forces de l’UE ou même des sociétés privées de sécurité américaines, Mme Radjavi a rappelé qu’à la demande de l’ONU et des Etats-Unis, elle avait demandé aux résidents d’Achraf  d’accepter « par principe » le déplacement au camp Liberty, avec les garanties minimales pour leur sécurité et leur bien-être et l’amélioration de leurs conditions, des garanties minimales humanitaires et juridiques qui n’ont pas encore reçu de réponses positives du gouvernement irakien. »

La Présidente élue de la Résistance iranienne a rappelé que ces garanties minimales humanitaires et juridiques sont :

1-Le transfert en toute sécurité de l’ensemble des résidents d’Achraf, sans exception, au camp Liberty avec leurs véhicules et leurs biens meubles sous observation internationale.
2- Une surveillance permanente de l’ONU et des Etats-Unis jusqu’au transfert de la dernière personne dans un pays tiers.
3- Le commencement du travail du HCR.
4- Les forces irakiennes doivent être stationnées à l’extérieur de la zone clôturée de la nouvelle localisation pour assurer la sécurité et la tranquillité des habitants, notamment de près d’un millier de femmes musulmanes.
5- La fin du blocus et l’arrêt de toute persécution et de harcèlement des résidents et l’annulation des mandats d’arrêts frauduleux sans exception aucune.
6- La vente des biens immeubles des résidents sous la supervision de l’ONU et le versement de ces sommes aux résidents pour qu’ils puissent payer pour leur sécurité, payer les frais de logistique, et leur transfert vers des pays tiers.