Publié le : 19th septembre 2015

CSDHI : Le 23 août, sur ordre des autorités irakiennes chargés de réprimer les habitants du camp Liberty, quatre patients ont été empêchés de se rendre dans un hôpital de Bagdad pour y être soignés. C’est la deuxième fois consécutive que ces malades, qui attendent depuis longtemps de se faire opérer des yeux, sont empêchés d’aller à leur rendez-vous.

Le comité chargé de la répression des habitants du camp Liberty au sein du gouvernement irakien, s’est par ailleurs opposé le 20 août au déplacement de quatre autres patients qui devaient être soignés pour des problèmes ORL dans un hôpital de Bagdad.

Les forces irakiennes avaient déjà empêché une première fois le 16 aout ces huit personnes de se rendre à l’hôpital. Les représentants des habitants ont à plusieurs reprises sollicité, en vain, l’intervention de la MANUI et de l’ambassade américaine.

En outre, pour la cinquième semaine consécutive, les forces sous le commandement de Fallah Fayadh, conseiller pour la sécurité nationale du gouvernement irakien et l’un des principaux responsable des sept années de blocus et six massacres à Achraf et Liberty, empêchent l’entrée au camp Liberty des produits de premières nécessités, en intensifiant le blocus inhumain.

Le blocus médical et logistique du camp Liberty constitue une grave violation des droits de l’homme et des normes humanitaires, ainsi qu’une violation flagrante du protocole d’accord signé entre l’ONU et de gouvernement irakien le 25 décembre 2011.

Compte tenu des engagements répétés et écrits du gouvernement américain et des Nations Unies d’assurer la sécurité et le bien-être des habitants du camp Liberty, la Résistance iranienne appelle à une action immédiate pour faire cesser ce blocus inhumain et autoriser en particulier l’accès libre et inconditionnel des habitants aux services médicaux.