Publié le : 7th mai 2019

moktar zarei prison iranCSDHI – Mokhtar Zarei, un militant des droits civils kurde, a été condamné à trois ans de prison pour sa « participation à une manifestation et à un complot contre la sécurité nationale » par la 1ère branche du tribunal révolutionnaire de Sanandaj.

La peine avait déjà été prononcée par contumace et approuvée par le tribunal après la demande de procès en présence de l’accusé.

« Mon client a été condamné à deux ans de prison par la deuxième chambre du tribunal révolutionnaire de Sanandaj, pour avoir « insulté le guide suprême » de la République islamique d’Iran et à une autre année de prison pour « propagande contre l’État », a déclaré à KHRN, Maziar Tameei, l’avocat de ce militant.

« Le verdict a été rendu sur la base de la lettre écrite par M. Mokhtar Zarei, au Guide, en mars 2018, dans laquelle il a critiqué la nécessité de réformer les méthodes et les politiques pour l’instauration de la démocratie », a ajouté l’avocat.

Zarei et son avocat ont le droit de faire appel de cette sentence dans un délai de 24 jours.

Mokhtar Zarei a été condamné à trois ans de prison par le juge « Behrooz Sharafi Yousofvand », chef de la deuxième branche du tribunal révolutionnaire de Sanandaj, le 6 janvier 2019, par contumace, pour outrage au Guide suprême et propagande contre le régime.

Après avoir contesté le verdict, le procès de l’activiste s’est déroulé devant la deuxième branche du tribunal révolutionnaire islamique de Sanandaj, en présence de son avocat et de l’accusé, le 13 avril 2019.

Le 21 juillet 2018, le militant a été convoqué devant le parquet et la branche 2 du tribunal révolutionnaire de Sanandaj pour avoir critiqué le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, dans une lettre. Il a été transféré à la prison centrale de Sanandaj sur la base d’un mandat d’arrêt temporaire. Il a été libéré sous caution de la prison centrale de Sanandaj après 17 jours, le 8 août.

« Une nouvelle accusation a été portée contre moi pour avoir écrit une lettre au Guide et critiqué le régime », a-t-il annoncé sur son canal Telegram avant son arrestation. « J’avais dit dans ma lettre que nous avions été témoins de nombreuses actions non démocratiques, de violations des droits humains et de dénégations des libertés au cours des trois dernières décennies sous son leadership, en tant que dirigeant politique de l’Iran. Par conséquent, il devrait au moins être suffisamment responsable pour fournir une explication », a ajouté Zarei. « Il pourrait peut-être convaincre des gens comme moi que le problème se situe ailleurs, mais poursuivre les gens en justice et fabriquer des accusations ne les feront pas taire ».

Zarei, ancien membre de l’Union des étudiants démocrates kurdes, a été arrêté pour la première fois au cours de l’hiver 2010 lors de la deuxième cérémonie commémorative d’Ibrahim Lotfallahi à Sanandaj. Il a été libéré sous caution 80 jours plus tard.

Il a de nouveau été arrêté en mars 2014 et condamné à un an de prison pour « propagande contre l’État » en publiant des commentaires politiques sur Facebook. Il a été libéré un mois plus tard sous caution. Toutefois, il a ensuite été jugé par le tribunal révolutionnaire de Sanandaj pour cette accusation et condamné à six mois d’emprisonnement punitif, en plus d’un an d’emprisonnement avec sursis pour une durée de cinq ans.

Source : Réseau kurde des droits de l’homme – 30 avril 2019