Publié le : 16th mars 2020

Amir Hossein Moradi iranCSDHI – Le prisonnier politique qui se trouve dans le couloir de la mort, Amir Hossein Moradi, a été transféré dans le Grand pénitencier de Téhéran à l’hôpital Razi de Téhéran, samedi matin 14 mars, en raison de la détérioration de son état de santé, mais il a été renvoyé en prison sans aucun traitement.

Après avoir été négligé pendant plusieurs heures par les autorités de la prison, il a finalement été conduit au dispensaire suite aux protestations de ses codétenus.

Amir Hossein Moradi souffre d’une maladie appelée Paralis. Ayant subi un stress supplémentaire ces derniers jours, il avait des difficultés à parler et à marcher, et il avait des éruptions cutanées sur tout le corps.

L’interrogateur de M. Moradi lui a dit qu’il serait exécuté dans les prochains jours. En outre, la fausse nouvelle d’un test positif au coronavirus l’a mis sous une pression psychologique supplémentaire et a aggravé sa maladie.

Une source informée a déclaré : « La semaine dernière, alors qu’Amir Hossein était à l’hôpital, l’interrogateur du ministère du renseignement est allé dans sa cellule et lui a dit qu’il allait être exécuté la semaine prochaine et qu’il n’était pas économique pour la prison de dépenser de l’argent pour son traitement. La menace lui a provoqué un stress supplémentaire et les symptômes de la maladie ont fait surface. La nuit dernière, après les protestations véhémentes de ses détenus, Amir Hossein a été emmené au dispensaire et il y est resté jusqu’à 3 heures du matin. Puis, le matin, il a été envoyé à l’hôpital Razi. »

Une source proche de M. Moradi a affirmé qu’en dépit de son envoi à l’hôpital, les agents pénitenciers ont empêché son traitement et l’ont renvoyé en prison sans être examiné par un médecin sous prétexte qu’ils n’avaient reçu aucun ordre juridique.

Amir Hossein Moradi, Saeed Tamjidi, Mohammad Rajabi, Milad Arsanjani, Jamil Ghahramani, et 14 autres manifestants arrêtés en novembre 2019, ont été transférés du quartier restreint 4 au quartier 5 où ils ont dû se mélanger à des criminels de droit commun.

Source : Iran HRM

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