Publié le : 15th juin 2020

Maryam Akbari Monfared nouvelle condamnation iranCSDHI – La prisonnière politique, Maryam Akbari Monfared a été convoquée verbalement au tribunal de la prison d’Evine, dasn la capiatle iranienne, le mercredi 10 juin, dans le cadre d’une nouvelle plainte récemment déposée contre elle.

Mme Akbari Monfared a refusé de comparaître devant le juge epour protester contre son manque d’accès à un avocat, contre le fait que les autorités ne lui ont pas envoyé de convocation écrite, et contre leur inaction face à l’épidémie de coronavirus dans les prisons.

Maryam Akbari Monfared est accusée d’avoir scandé des slogans dans la nuit du 11 février 2020, date anniversaire de la révolution de 1979. La branche 2 du département des interrogatoires du tribunal d’Evine, présidée par le juge Haji Moradi, est chargée de la nouvelle affaire fabriquée contre elle.

Auparavant, le 7 juin, la même branche avait convoqué et mis en accusation la prisonnière politique Atena Daemi, accusée de « perturber l’ordre carcéral en scandant des slogans contre la République islamique. » Mme Daemi a rejeté lesdites accusations après la séance du tribunal.

Emprisonnée depuis décembre 2009, Akbari-Monfared, 50 ans, est éligible à la libération après avoir purgé plus de 10 ans de sa peine de 15 ans sans la moindre permission de sortie, mais le tribunal a refusé d’approuver ses requêtes.

Sa condamnation, selon Amnesty International, est uniquement basée sur le fait qu’elle avait passé des appels téléphoniques à ses proches, membres de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK), et leur avait rendu visite une fois en Irak.

La soeur de Maryam Akbari Monfared, Roghieh, et son frère Abdolreza font partie des milliers de prisonniers politiques, qui en juillet 1988 ont été exécutés en secret et sans procès. Ils ont ensuite été jetés dans des fosses communes non identifiées.

Les personnes exécutées étaient des prisonniers politiques, y compris des prisonniers d’opinion, qui se trouvaient en prison depuis plusieurs années sur la base de condamnations prononcées par les tribunaux des mollahs. Certains avaient déjà purgé leur peine mais n’avaient pas été libérés parce qu’ils avaient refusé de faire des déclarations de repentance.

Source : Iran HRM

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