Publié le : 23rd juin 2020

Rajaie Shahr Prison iranCSDHI – Dernièrement, un nouveau cas Covid-19 a accru le risque d’infection pour les prisonniers politiques de la prison de Rajaï Chahr à Karaj, en Iran. Depuis le début de l’épidémie, les prisonniers politiques ont éprouvé dans leur chair la dangerosité de cette maladie. 

Le prisonnier politique, Iraj Hatami, qui souffre de symptômes similaires à la Covid-19, a été envoyé à l’hôpital municipal le mardi 16 juin.

M. Hatami est actuellement détenu dans le quartier des prisonniers politiques de la prison Rajaï Chahr de Karaj. Il avait été envoyé en permission en mars, mais il est retourné en prison après deux semaines et transféré dans le hall n ° 10, quartier 4. La semaine suivante, il a développé des symptômes similaires à ceux de la Covid-19. Après avoir été diagnostiqué par le médecin et chef du dispensaire, il a été envoyé dans un hôpital municipal.

D’autres prisonniers politiques atteints de maladies graves sont détenus dans le même quartier et ils courent un grand risque de contracter la maladie après le diagnostic du nouveau cas Covid-19.

Il s’agit notamment d’Arash Sadeghi qui souffre de chondrosarcome (cancer des os), Afshin Bayemani et Abolqassem Fouladvand qui ont une maladie cardiaque. Ces prisonniers politiques se sont déjà vu refuser l’accès à des soins médicaux adéquats.

Avec la possibilité que Iraj Hatami soit positif, la vie d’autres prisonniers dans cette salle est en danger. Pour réduire le risque d’infection, les autorités pénitentiaires auraient dû permettre aux détenus de rester plus longtemps en congé. Les prisonniers rentrés de permission n’ont pas été mis en quarantaine pendant une période suffisante.

Allah Karam Azizi, le directeur de la prison de Rajaï Chahr, également connue sous le nom de Gohardasht, et Amin Vaziri, le surveillant des prisonniers politiques, sont connus pour avoir entravé le traitement médical des détenus et leur envoi dans les hôpitaux municipaux.

Iraj Hatami a été arrêté en 2010 pour sa collaboration avec le gouvernement américain ennemi et condamné à 10 ans de prison.

M. Hatami avait déjà été détenu pendant deux ans dans un centre de détention militaire, mais cela n’a pas été compté comme le temps qu’il a passé en prison. Et trois mois après avoir terminé ses dix ans, il est toujours détenu.

Source : Iran HRM

 

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