Publié le : 6th août 2020

attaques en prison iranCSDHI – Ces derniers jours, plusieurs attaques ont été perpétrées contre des prisonniers politiques dans les prisons iraniennes.

Ces attaques ont été menées par des prisonniers de droit commun incités et engagés par les autorités pénitentiaires.

Le mardi 4 août 2020, dans la prison d’Evine en Iran, plusieurs condamnés pour délit financier ont attaqué et brutalisé les prisonniers d’opinion Behnam Mahjoubifar et Behnam Mousivand sans aucune justification. Ils ont menacé de tuer ce dernier.

Le lundi 3 août, à la prison centrale Oroumieh, six détenus, à l’instigation du directeur de la prison, ont brutalisé et blessé les prisonniers politiques Ebrahim Khalil Sadiqi Hamedani et son fils, Salar.

Comme l’attaque avait été menée sur ordre du directeur de la prison et du directeur interne, Amirbeigi, les prisonniers politiques blessés ont été transférés dans le quartier de quarantaine, au lieu de l’infirmerie.

Ces deux prisonniers ont été fréquemment harcelés et brutalisés pendant leur séjour en prison. Ils ont contracté le coronavirus. L’état d’Ebrahim s’est aggravé le 27 mai, mais les autorités de la prison n’ont pris aucune mesure pour le soigner et lui donner un traitement. Les deux prisonniers ont été brusquement transférés dans des cellules d’isolement des services du renseignement de l’IRGC (les pasdarans) le mardi 4 août.

Dans un autre cas, le 1er août, dans la prison d’Evine, un des détenus a attaqué et battu Jafar Azimzadeh dans le pavillon 8. Le détenu condamné pour vente de stupéfiants est détenu dans un quartier séparé du pavillon 8 et n’avait pas eu de contacts antérieurs avec Jafar Azimzadeh.

Le même jour, dans la soirée, un autre prisonnier d’un autre quartier a attaqué Jafar Azimzadeh alors qu’il se promenait dans la cour à l’heure de la promenade.

Les autorités de la prison n’ont pris aucune mesure pour protéger et assurer la sécurité de M. Azimzadeh. Les autorités pénitentiaires prennent généralement des mesures immédiates et sévères pour empêcher les bagarres entre les détenus.

Le régime iranien est obligé de garder les prisonniers dans des sections différentes en fonction de la gravité de leurs crimes et de leurs antécédents.

L’article 69 du règlement de l’organisation des prisons stipule que : « Tous les condamnés, lors de leur admission dans les prisons fortifiées ou les centres de réhabilitation, seront séparés en fonction du type et de la durée de leur peine, de leurs antécédents, de leur caractère, de leur moralité et de leur comportement, conformément aux décisions prises par le Conseil de classification des prisonniers ».

Mais les autorités placent délibérément les prisonniers politiques à côté des criminels, mettant ainsi leur vie en danger.

 Dans un exemple récent d’attaques contre des prisonniers politiques, en juin 2018, le prisonnier politique Alireza Shirmohammadali a été assassiné au pénitencier du Grand Téhéran après avoir été détenu illégalement dans une section avec des détenus condamnés pour des crimes violents.

Source : Iran HRM

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