Publié le : 30th décembre 2020
Mehran-Qarebaqi-and-Majid-Khademi

Mehran Qarebaqi et Majid Khademi

CSDHI – Les prisonniers politiques, Mehran Qarebaqi et Majid Khademi, sont incarcérés dans la prison de Behbahan en Iran depuis un an.

Arrêtés par les pasdarans

Des agents des services du renseignement des pasdarans les ont arrêtés le 18 janvier 2020. Ils les ont interrogés pendant un mois. Sans délai, ils les ont transférés à la prison de Behbahan.

Le procureur public et révolutionnaire de Behbahan les a inculpés. Ils sont accusés de « propagande contre le régime », « complicité de destruction et d’incendie de biens publics », « participation à des troubles d’ordre public », « participation à la fabrication de matériel incendiaire civil » et « appartenance à un groupe d’opposition (l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) et corruption sur terre. »

La caution fixée pour chacun d’entre eux est de 3,5 milliards de tomans. La justice a renvoyé leur affaire devant le tribunal révolutionnaire du Mahshahr. Elle est en cours d’examen.

La justice iranienne l’avait déjà inculpé

Le tribunal révolutionnaire a déjà poursuivi Mehran Qarebaqi pour « insulte du Guide suprême » et « propagande contre le régime. » La cour l’avait condamné à 3 ans de prison sur la base de ces accusations.

Mehran Qarebaqi et Majid Khademi sont tous deux âgés de 29 ans. Ils résident dans le village de Tilekoohi près de Behbahan, dans le sud-ouest de la province du Khouzistan.

Arrestation de militants

En mai 2020, selon l’OMPI, le ministère du renseignement et de la sécurité (MOIS) et l’organisation du renseignement des pasdarans ont arrêté et convoqué un grand nombre de jeunes militants. On peut notamment citer Mehran Qarebaqi et Majid Khademi.

Les personnes arrêtées ont subi plusieurs heures d’interrogatoire, de torture et de pression physique et mentale.

Iran Human Rights Monitor appelle le Secrétaire Général des Nations Unies, la Haute Commissaire aux Droits humains, le rapporteur spécial sur les droits humains en Iran, et les autres organisations des droits humains à faire pression sur le régime iranien. Il faut qu’il autorise une délégation internationale à visiter les prisons iraniennes et à rencontrer les prisonniers politiques.

Source : Iran HRM