Publié le : 15th janvier 2021
Masoumeh-Senobari

Masoumeh Senobari

CSDHI – La prisonnière politique iranienne Masoumeh Senobari s’est vu refuser un congé médical et des transferts à l’hôpital alors qu’elle a probablement un cancer.

Aucun congés, aucun traitement médical pour Masoumeh

Les autorités de la prison de Tabriz, où se trouve Masoumeh Senobari, ont rejeté les demandes de congé médical ou de transfert hospitalier de la prisonnière politique.

La famille de Masoumeh Senobari a suivi son traitement et ses examens médicaux. Elle a accepté de payer pour son traitement. Mais les autorités de la prison l’ont empêchée de faire son échographie. Elles ont négligé ses visites au dispensaire de la prison en demandant son transfert vers des centres médicaux civiques.

Les autorités ont arrêté Masoumeh Senobari, le 6 mars 2019. Puis elles l’ont emmenée au centre de détention du Département du renseignement de Tabriz. La même nuit, les forces du régime ont perquisitionné et endommagé sa maison. Elles ont confisqué ses effets personnels.

Torturée en détention et condamnée à 8 ans de prison

Dans le centre de détention, des agents l’ont torturée lors de son interrogatoire.

La justice iranienne a condamné la prisonnière politique Masoumeh Senobari à un total de huit ans de prison. Elle l’a condamnée à un an pour « propagande contre l’Etat », 5 ans pour « appartenance à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) » et 2 ans pour « insulte de Khamenei. »

En octobre dernier, Masoumeh Senobari avait contracté le coronavirus. Mais les autorités l’avaient privée de traitement médical et de nourriture apropriée.

Selon l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus des Nations unies, que tous les États membres de l’ONU sont tenus de respecter, « …Les prisonniers malades qui nécessitent un traitement spécialisé doivent être transférés dans des institutions spécialisées ou dans des hôpitaux civils. »

Le refus de traitement médical, une forme de punition utilisée par les autorités

Cependant, les prisonnières politiques se voient régulièrement refuser des permissions de sortie et des congés médicaux comme une forme de punition et de pression supplémentaire.

Masoumeh Senobari n’est pas la seule prisonnière à qui l’on refuse un traitement médical. Une autre prisonnière, détenue sur la base d’accusations de droit commun, a des frissons et de la fièvre depuis un mois et se trouve dans des conditions désastreuses. Mais l’infirmière qui lui rend visite lui a donné des tranquillisants et l’a renvoyée à chaque fois dans le service.

Source : Iran HRM