Publié le : 1st mars 2021
Jasem-Heydari

Jasem Heydari

CSDHI – Les autorités iraniennes ont exécuté un prisonnier politique de la minorité arabe ahwazi d’Iran.

Quatre détenus exécutés

Les autorités d’Iran ont exécuté le prisonnier politique, Jasem Heydari, et trois autres détenus, dimanche 28 février.

La justice a reconnu Jasem Heydari coupable d’ « insurrection armée » (baghi) par un tribunal révolutionnaire d’Ahwaz. Ce dernier l’a condamné à mort en raison de sa prétendue collaboration avec des groupes opposés au régime iranien.

La Cour suprême a confirmé le verdict en novembre 2020.

Après son arrestation en décembre 2017, les agents du régime l’ont détenu pendant des mois en isolement, sans accès à sa famille ni à son avocat. Il a, pendant cette période, subi des tortures et d’autres mauvais traitements.

Arrêté lors d’une visite en Iran et torturé pour le faire avouer

Jasem Heydari était réfugié en Autriche avant son arrestation. Mais après son retour au pays, les autorités l’ont arrêté à Téhéran et transféré à la prison d’Evine.

Les agents des services du renseignement l’ont soumis à des tortures physiques et psychologiques afin de le forcer à faire des « aveux forcés. »

Afin de faire davantage pression sur le prisonnier politique, les agents du ministère du renseignement d’Ahwaz ont arrêté sa mère de 50 ans, Marzieh Heydari, le 11 mars 2018. Ils ont transféré Mme Heidari à la prison de Sepidar à Ahwaz, dans la province du Khouzistan. Ensuite, ils l’ont libérée sous caution.

Les prisonniers arabes se cousent les lèvres lors d’une grève de la faim

Jasem Heydari et quatre autres prisonniers arabes, Ali Khasraji, Hossein Seilavi, Ali Motiri et Ali Mojaddam, se sont cousus les lèvres. Puis, ils ont entamé une grève de la faim le 23 janvier 2021. Ils protestaient contre leurs conditions de détention, l’interdiction des visites familiales et la menace permanente d’exécution.

Les autorités ont pendu le prisonnier arabe ahwazi, Ali Motairi, alors qu’il était en grève de la faim le 28 janvier 2021. Selon Amnesty International, elles l’ont également condamné à mort malgré de graves violations des droits de la défense. En particulier, des allégations de torture et d’ « aveux » forcés.

Les mollahs ont peur … des futures protestations nationales

Le régime clérical cherche à empêcher une escalade des protestations populaires. Pour ce faire, il poursuit les arrestations arbitraires à grande échelle et d’autres mesures répressives.

Iran HRM appelle une fois de plus le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits humains, le Conseil des droits humains des Nations unies et les autres institutions de défense des droits de l’homme à prendre des mesures urgentes pour sauver la vie des prisonniers iraniens dans le couloir de la mort. Le dossier des violations des droits humains du régime iranien doit être renvoyé au Conseil de sécurité des Nations unies. Les dirigeants et les responsables du régime clérical en Iran doivent être traduits en justice pour quatre décennies de crimes contre l’humanité.

Source : Iran HRM