Publié le : 16th mars 2021
Maryam-Akbari-Monfared

La militante politique Maryam Akbari Monfared

CSDHI – Depuis que les mollahs iraniens ont pris le pouvoir, le régime iranien maltraite les prisonniers politiques. C’est devenu une constante en Iran.

Il existe des exemples alarmants de la brutalité du régime au cours des dernières décennies. L’exemple le plus terrifiant est le massacre de 1988. Au cours de celui-ci, les autorités ont brutalement exécuté 30 000 prisonniers politiques en l’espace de quelques mois. La plupart étaient des membres ou des sympathisants des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK).

Il y a également eu un très grand nombre de cas individuels, horribles. En effet, les autorités du régime ont maltraité des prisonniers politiques au-delà de toute croyance. Le cas récent de Maryam Akbari Monfared en est un exemple. Les forces du régime ont récemment transféré de force cette militante politique de la prison d’Evine à celle de Semnan.

Elle a déjà purgé 12 ans de sa peine de 15 ans. Ce transfert n’est qu’un moyen pour le régime de faire pression sur elle. Maryam est la première prisonnière politique à avoir déposé une plainte officielle contre le régime.

Elle est issue d’une famille de militants politiques. Le régime a exécuté deux de ses frères et sœurs pendant le massacre de 1988. Et il a exécuté deux autres de ses frères et sœurs dans les années 80, l’un en le torturant et l’autre en l’exécutant. Dans sa plainte officielle, elle a mentionné les meurtres de ses frères et sœurs.

Après avoir déposé sa plainte, Monfared a écrit une lettre ouverte pour informer la communauté internationale des violations des droits humains, commises par le régime. Pour la punir, le régime a exercé sur elle des pressions supplémentaires, notamment en lui refusant un traitement médical et en la privant de visites.

Monfared et deux de ses codétenues ont protestaient car le régime tentait de faire pression sur elles. En effet, il les pressait pour qu’elles fassent de faux aveux. Ou avouent des informations erronées sur d’autres détenues afin de justifier des peines plus sévères.

Cette histoire et d’innombrables autres soulignent la bravoure du peuple iranien. Il fait preuve de beaucoup de courage et s’efforce de faire comprendre au régime qu’il ne le réduira pas au silence. Cependant, la communauté internationale doit prêter attention à ce qui se passe et tenir le régime responsable de ses crimes.

La loi Magnitsky permet à l’Union européenne de « geler les avoirs des personnes qui commettent des violations des droits humains, de leur interdire l’entrée sur son territoire et d’interdire toute relation avec elles, où qu’elles se trouvent. » Le fait que l’Union européenne ferme les yeux sur les violations commises par le régime est donc inquiétant et surprenant tout comme sa volonté de continuer à commercer avec l’Iran. Nombreux sont ceux qui ont appelé les dirigeants européens à conditionner leurs relations avec l’Iran à une amélioration des droits humains.

Le régime iranien a montré qu’il était déterminé à poursuivre sa politique de suppression des droits du peuple pour son propre intérêt politique. Le peuple ne sera pas réduit au silence, mais cela n’a pas empêché le régime d’essayer. Une intervention internationale est nécessaire de toute urgence pour protéger tous les prisonniers politiques en Iran.

Source : Stop au Fondamentalisme