Publié le : 11th juin 2021

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CSDHI – Saeed Afkari est le frère du champion de lutte Navid Afkari exécuté et des frères Afkari emprisonnés. Il a tweeté hier que les médecins légistes ont confirmé les blessures de ses deux frères dues à la torture.

Vahid est blessé et Habib présente des fractures

« Selon la médecine légale, mon frère Habib souffre d’un orteil cassé, d’un poignet cassé et d’une épaule déchirée suite à sa détention par le service du renseignement. Vahid a des blessures au cou et au bras. En effet, il a tenté de se suicider en signe de protestation contre la torture physique et psychologique. Les autorités les ont placés en isolement pendant 279 jours sans traitement médical », a écrit Saeed dans son tweet.

Les forces du régime ont arrêté les trois frères Afkari pour leur participation à des manifestations nationales en août 2018. Après l’exécution de Navid en septembre, Vahid et Habib sont maintenus en isolement. Ils n’ont pas le droit de passer des appels téléphoniques dans la prison Adel Abad de Chiraz, dans le sud-ouest de l’Iran, depuis plus de neuf mois.

Vahid lance un appel à l’aide

Dans un message audio diffusé début mai depuis la prison, Vahid Afkari a lancé un appel à l’aide. Les responsables de la prison l’ont menacé d’exécution s’il ne passait pas aux « aveux. » Les Iraniens se sont rendus sur Twitter pour soutenir les prisonniers politiques.

La population, Amnesty International, les soutiens se multiplient

Notamment, ils ont réalisé des graffitis muraux sur lesquels ils ont inscrit : « Les frères Afkari ont fait revivre le sens de la résistance. Soyez leur voix. »

Amnesty International a publié un article et a tweeté son soutien.

Les mollahs ont condamné Vahid et Habib à un total de 81 ans de prison et de coups de fouet pour leur rôle dans les manifestations d’août 2018 à Chiraz.

Les autorités ont enfermé les frères dans la section « Ebrat » ou « Cautionary », depuis septembre 2020. C’est à cette date que les agents du régime ont pendu Navid. La section Ebrat est également connue sous le nom de section « fermée ». Là, les détenus n’ont pas le droit de communiquer avec le monde extérieur.

Source : Iran News Wire