Publié le : 17th juin 2021
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Shaker Behrouz et Keyhan Mokarram

CSDHI – Shaker Behrouz et Keyhan Mokarram sont des prisonniers politiques incarcérés à la prison centrale d’Oroumieh, en Iran. Dans la nuit du dimanche 13 juin 2021, les autorités iraniennes les ont placés en isolement dans le quartier de quarantaine, à cause de leur grève de la faim.

Ils commencent une grève de la faim pour la commutation de leur peine

Les deux prisonniers sont privés d’appels ou de visites à leurs familles. Ils ont entamé leur grève de la faim pour demander la commutation de leur peine.

M. Shaker Behrouz a entamé une grève de la faim pour protester contre sa longue détention en cellule d’isolement ainsi que contre le verdict de mort injuste prononcé à son encontre.

M. Behrouz n’est pas le meurtrier, déclare la famille de la victime

Le tribunal a accusé M. Shaker Behrouz de meurtre. Pourtant, 12 témoins ont déclaré qu’il se trouvait dans son magasin au moment du meurtre. Le tribunal n’a pas entendu les témoins. Dans le même temps, la famille de la victime n’a pas poursuivi M. Shaker Behrouz en justice. La famille ne croit pas que M. Shaker soit le meurtrier. Elle est prête à témoigner au tribunal. Le tribunal a cependant rendu son verdict en l’absence des plaignants et des témoins.

Kayhan Mokarram Anbi accusé d’être membre d’un groupe d’opposition au régime

Les forces du renseignement ont arrêté Kayhan Mokarram Anbi avec deux autres citoyens, le 12 janvier 2020. Il est reconnu coupable d’appartenance à un groupe d’opposition et condamné à cinq ans de prison.

Shaker Behrouz a été arrêté en septembre 2018 par des agents du ministère du renseignement. Les autorités l’ont libéré de prison après 14 jours et à l’issue des interrogatoires. Le 1er mars 2019, les forces de sécurité l’ont arrêté en l’accusant d’appartenir à l’un des partis kurdes. Le 30 mars, elles l’ont transféré du centre de détention du département du renseignement d’Oroumieh à la prison centrale d’Oroumieh.

En avril 2019, M. Behrouz est renvoyé au centre de détention du département du renseignement. En mars 2020, il est retourné à la prison centrale d’Oroumieh. Les agents iraniens l’ont placé dans un quartier appelé « Talash. » Après l’apparition du coronavirus, après 14 jours de détention dans le quartier Talash, et 4 jours de détention dans le quartier sécurisé de la prison d’Oroumieh, ils l’ont transféré dans le quartier des prisonniers politiques, le 27 mars 2020.

Les pasdarans font pression sur la famille du pasdaran tué pour qu’elle accuse M. Behrouz

Les groupes de défense des droits humains affirment que les voisins de Shaker Behrouz avaient un fils qui était un pasdaran. Mais on l’a assassiné il y a quelque temps. Les forces de sécurité ont apparemment fait pression sur la famille. Elles l’ont menacée pour qu’elle dépose une plainte contre M. Behrouz et l’accuse du meurtre de leur fils.

La famille, cependant, a déclaré qu’elle n’avait pas déposé plainte contre M. Behrouz. Elle ne croit pas qu’il a tué son fils. Ils ont ajouté qu’ils ne témoigneraient dans aucun tribunal contre une personne innocente.

Malgré 10 témoins pour l’innocenter, la justice le déclare coupable de meurtre

Shaker Behrouz a plus de dix témoins qui peuvent attester qu’il était dans son magasin au moment du meurtre et non sur le lieu du meurtre. Tous ces témoins ont écrit des lettres. Tous déclarent qu’ils sont prêts à témoigner sous serment de l’innocence de Shaker Behrouz.

Les autorités judiciaires ont ensuite condamné à mort Shaker Behrouz pour appartenance à un parti kurde opposé au régime et pour le meurtre d’un pasdaran. Le tribunal a informé l’avocat de M. Behrouz du verdict le 10 septembre 2020.

La première branche du tribunal pénal d’Oroumieh a prononcé la deuxième condamnation à mort le 26 décembre, pour Shaker Behrouz, pour le meurtre d’un pasdaran.

Source : Iran HRM