Publié le : 4th septembre 2020
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Le militant Behnam Mousivand en grève de la faim

CSDHI – Le défenseur des droits humains, Behnam Mousivand, emprisonné, a entamé une grève de la faim à la suite de son transfert soudain à la prison de Rajaï Chahr à Karaj.

Des symptômes de la COVID-19 et une grève de la faim

Behnam Mousivand était détenu dans le quartier 8 de la prison d’Evine de Téhéran. Il a été conduit à l’infirmerie de la prison le samedi 29 août. Il  présentait des symptômes de la COVID-19, notamment de la fièvre et des frissons.

Le 31 août, les gardiens de la prison d’Evine lui ont retiré ses affaires du pavillon 8. Les autorités ne lui ont pas permis de passer un coup de fil à sa famille avant d’être emmené à la prison de RajaÏ Chahr. Cela a suscité une grande inquiétude quant à sa situation.

Mousivand est actuellement détenu en isolement dans la prison de Rajaï Chahr. C’est pourquoi, il a entamé une grève de la faim depuis son transfert.

Bahnam Mousivand a purgé une peine de cinq ans de prison pour « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale. »

Douze prisonniers du quartier 8 de la prison d’Evine, où Behnam Mousivand était détenu, avaient contracté le COVID-19.

Parmi eux, on trouve les éminents militants des droits du travail Esmail Abdi et Jafar Azimzadeh, l’avocat des droits de l’homme Amirsalar Davoudi et le journaliste Majid Azarpey.

Protestations en prison

Mousivand et plusieurs autres détenus du quartier 8 de la tristement célèbre prison ont organisé un sit-in, le 10 août. Ils se sont installés dans la cour du poste de garde, pour protester contre les mauvaises conditions de détention.

Depuis que l’épidémie de la COVID-19 en Iran a été rendue publique en février 2020, nombreux sont ceux qui s’inquiètent du bien-être des personnes emprisonnées. Ils réclament la libération des prisonniers de conscience et des prisonniers politiques.

Les autorités ont caché des faits sur les conditions de détention déplorables dans le contexte de la pandémie. Du reste, de nombreuses informations provenant des prisons du pays indiquent que le virus se propage à une vitesse alarmante.

Des familles inquiètes par les conditions de détention en pleine pandémie

Les familles des prisonniers craignent que le manque de produits sanitaires et les mauvaises conditions de détention ne fassent courir un risque accru aux prisonniers. Des centaines de prisonniers d’opinion sont actuellement emprisonnés. Pourtant, les autorités continuent d’arrêter des personnes pour des raisons politiques malgré la menace sérieuse de la COVID-19.

Le 31 juillet, Amnesty International a publié une correspondance entre l’Organisation des prisons iraniennes et des responsables du ministère de la santé. Elle révèle que depuis le déclenchement de la pandémie, le régime n’a envoyé ni matériel ni fournitures médicales dans les prisons du pays pour contenir le virus.

 

Source : Iran HRM

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