Publié le : 8th septembre 2020
Le parlement en Iran

Les députés au Parlement iranien

CSDHI – Les avertissements que se lancent les autorités iraniennes sont un signe de la détérioration de la situation du régime iranien.

Une longue liste de méfaits

Pour commencer, de leur corruption, de la construction de richesses astronomiques à partir de la richesse du peuple. D’autre part, de la destruction des ressources nationales, de la répression brutale, de la censure. Et enfin, de l’ingérence dans la vie privée des gens. La liste est aussi longue que les 41 années de règne du régime.

Des milliers d’exemples…

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de ces avertissements et de ces aveux faits par les autorités, la semaine dernière.

Kamal Hosseinpour, député iranien de Piranshahr, a reconnu le meurtre quotidien des Koulbars (porteurs transfrontaliers). Et il a ajouté : « Cher Monsieur Rouhani, lorsque vous avez voté pour les Kurdes de la région frontalière, vous avez fait une déclaration de 10 points pour remplir votre urne.

« Vous avez fermé les frontières ; Puis, vous avez fermé les marchés frontaliers. Ensuite, vous avez tiré sur les jeunes Koulbars et vous les avez tués. Est-ce bien ce que vous promettez ? Chers fonctionnaires, jusqu’à quand devrions-nous assister à la mort et aux blessures de nos enfants pour assurer la subsistance de base de la famille ?

« Après tout, quelle est la culpabilité d’un jeune Iranien qui doit être tué, et dont les parents ont un jour versé du sang pour cette révolution et défendre cette frontière ? Je jure devant Dieu que nous sommes tous responsables. »

Ghodratollah Hamzeh Shalamzar, député iranien, a avoué au parlement le 6 septembre : « Les autorités ne font rien, elles installent juste des banderoles et organisent des conférences, écrivent des livres, des brochures et font des discours. De telles choses ont-elles un effet sur les moyens de subsistance et l’emploi des gens ? Non. »

Plus le régime s’enrichit, plus le peuple se paupérise

Concernant l’accumulation de richesses par les autorités iraniennes, il a déclaré : « Il faut prendre en compte l’aristocratie des responsables iraniens. Pourquoi les enfants de ces fonctionnaires devraient-ils être éduqués dans les pays occidentaux, alors que nos enfants de l’élite rurale ne peuvent pas étudier dans leurs propres villes ? Pourquoi les biens des autorités ne sont-ils pas examinés avec soin ? La structure administrative du pays est corrompue. »

Président de tous les mollahs, pas du peuple

Dans son édition du 6 septembre, le quotidien officiel Ebtekar a mis en garde le président iranien, Hassan Rouhani, contre la méfiance du peuple à l’égard du régime et le danger d’un soulèvement. « Il semble qu’Hassan Rouhani ait pris ses distances avec la société et le peuple pour des raisons évidentes et cachées. Mais ni lui ni aucun de ses conseillers ne remarquent que ce comportement a altéré la confiance publique. Ils ne se rendent pas compte ou ignorent les conséquences malheureuses que ces comportements auront. Les proches du Président chargés des questions de sécurité devraient examiner une fois pour toutes les choses étranges qui sont arrivées à la société de novembre 2019 à hier. »

Mehdi Saadati, un député de Babol, a déclaré : « M. Rouhani, vous souvenez-vous des conditions et des prix du marché automobile au début de votre présidence, et maintenant ? Vous souvenez-vous de ce qu’était le marché du logement, et maintenant ? Vous souvenez-vous du pouvoir d’achat du peuple, et maintenant ? J’espère que vous répondrez à 80 millions de personnes et que vous serez présent au Parlement. »

Mohammad Reza Sabbaghian, représentant de Mehriz et Bafgh, a déclaré : « Nous sommes tous allés dans la circonscription et avons vu les préoccupations du peuple. Les préoccupations de la population aujourd’hui ne sont rien de plus que les coûts élevés. »

Source : INU

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