Publié le : 25th septembre 2020
novembre-2019-iran

Manifestations en Iran

CSDHI – Le régime iranien tente de mettre un terme à toute dissidence. Il impose de lourdes peines aux manifestants. Il avertit les médias officiels que des manifestations nationales, plus importantes que jamais, sont à venir. C’est pourquoi il doit punir les manifestants pacifiques par de longues peines de prison, des flagellations, voire des exécutions.

Des militants des droits humains, des témoins oculaires et d’anciens détenus rapportent que les manifestants arrêtés sont :

  • Harcelés
  • Torturés
  • Battus
  • Fouettés
  • Sous l’effet de chocs électriques
  • Suspendus au plafond
  • Exécutions simulées
  • Torturés par l’eau
  • Abusés sexuellement
  • Privés de soins médicaux
  • Empêchés de contacter leurs familles ou leurs avocats
  • Interrogés en isolement

Iran Human Rights Monitor a produit un bref rapport sur les abus commis à l’encontre des manifestants, y compris des enfants. Ils ne faisaient qu’exercer leur droit à la liberté d’expression.

Exécutions

Deux manifestants ont été récemment exécutés : Mostafa Salehi, 33 ans et père de deux enfants, et Navid Afkari Sangari, 27 ans, champion de lutte. Le régime les a pendus pour leur participation aux manifestations. Il les a torturés pour qu’ils avouent les fausses accusations portées contre eux.

Toutefois, il y a dix autres manifestants dans le couloir de la mort, dont Amir Hossein Moradi, Saeed Tamjidi, Mohammad Rajabi, Mohammad Keshvari, Hossein Reyhani, Hadi Kiani, Mehdi Salehi Qaleh Shahrokhi, Mohammad Bastami, Majid Nazari Kondari et Abbas Mohammadi.

Le fouet

Rien que l’année dernière, le régime a infligé 28 flagellations à des manifestants, soit 1270 coups de fouet au total.

Les personnes concernées sont :

  • Vahid et Habib Afkari Sangari, qui ont été condamnés à 74 coups de fouet chacun et à de longues peines de prison
  • Ali Azizi et Aliyar Hosseinzadeh, fouettés le 8 juin
  • Moradi, Tamjidi, et Rajabi condamnés à 222 coups de fouet au total ainsi qu’à la peine de mort
  • Morteza Omidbiglou, qui a reçu 222 coups de fouet, ainsi qu’une longue peine de prison et des travaux forcés
  • Mohammad Eghbali Golhin condamné à 74 coups de fouet, 11 ans de prison et un an d’exil
  • Fatemeh Kohanzadeh, condamné à 50 coups de fouet, à la prison et aux travaux forcés
  • Keyvan Pachaei, Ali Azizi, Amin Zare, Salar Taher Afshar, Aliyar Hosseinzadeh et Yasin Hassanpour, condamnés chacun à 20 coups de fouet, huit mois de prison et 15 millions de rials d’amende (307 €)

C’est ce qu’a déclaré Iran Human Rights Monitor : « [Nous] appelons la communauté internationale, et en particulier les organisations des droits humains, à condamner fermement le meurtre et l’exécution de manifestants par le régime iranien. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies doit mettre à son ordre du jour la situation désastreuse des droits de l’homme en Iran et envoyer une délégation internationale pour visiter les prisons iraniennes. Ils doivent rencontrer les prisonniers, en particulier ceux qui ont été arrêtés lors du soulèvement de novembre 2019. »

Source : Iran Focus (site anglais)