Publié le : 25th septembre 2020
amputation-iran

Une peine archaïque encore appliquée en Iran

CSDHI – L’Iran est l’un des rares pays où les autorités prononcent et appliquent encore des peines inhumaines telles que l’amputation des mains et des pieds. Selon IHR, les autorités ont officiellement mis en œuvre au moins 30 peines d’amputation depuis les dix dernières années.

Appel à la solidarité internationale

Nous avons appris que les autorités du régime prévoient d’amputer les doigts de 4 prisonniers. Iran Human Rights (IHR) appelle une fois de plus la communauté internationale à faire pression sur les autorités iraniennes pour qu’elles cessent de prononcer des peines aussi inhumaines.

Mahmood Amiry-Moghaddam, le directeur d’IHR : « Couper des membres en guise de punition est inhumain, cruel et dégradant. La communauté internationale, en particulier l’Union européenne et la Norvège, doit faire pression sur les autorités iraniennes pour qu’elles mettent fin à ces condamnations. »

Il a ajouté : « Les États du monde ne devraient pas, par leur silence, permette qu’un État membre de l’ONU applique l’amputation au XXIe siècle. »

Quatre hommes attendent l’amputation de leurs doigts

Les récentes nouvelles nous ont révélé que les prisonniers Hadi Rostami, Mehdi Sharafian et Mehdi Shahivand allaient se faire amputer les doigts dans le cadre de leur peine. Cette information a ébranlé la société iranienne. Les trois prisonniers ont été arrêtés entre 2015 et 2016 dans le cadre d’une affaire de vol commun. Un tribunal d’Oroumieh a prononcé les peines d’amputation en novembre 2019. Elles ont été confirmées par la Cour suprême en juillet 2020. Leur peine devrait être prochainement mise en œuvre. En attendant, ils sont actuellement détenus à la prison centrale d’Oroumieh.

Un autre prisonnier, Kasra Karam, originaire de Kermanshah, a été arrêté en octobre 2015 à Oroumieh. Le tribunal pénal d’Oroumieh l’a condamné à l’amputation des doigts, une année plus tard. La cour suprême l’a également confirmée. Selon l’avocat de Kasra, son client vit dans la pauvreté et son enfant souffre d’une grave maladie.

Sanglante constance de l’Iran à appliquer des peines médiévales

Avant cela, la justice iranienne a condamné plusieurs autres citoyens iraniens, dont Morteza Esmailian, originaire d’Oroumieh, à l’amputation de leurs membres.

Tous ceux mentionnés ci-dessus sont des détenus de la prison centrale d’Oroumieh. En raison du manque de transparence du système judiciaire iranien, le nombre exact de condamnations à l’amputation reste inconnu. Cependant, on estime que des dizaines de personnes risquent de subir cette punition inhumaine.

Iran Human Rights s’inquiète d’une future augmentation de peines inhumaines comme l’amputation. Pour deux raisons principales. Premièrement, parce que les autorités ont l’habitude d’utiliser ces peines oppressives pour semer la terreur dans la société. Deuxièmement, parce que l’anniversaire des manifestations de novembre 2019 se rapproche.

Source : IHR