Publié le : 14th novembre 2020
censure du régime d'Iran

Censures du régime iranien

CSDHI – C’est un fait établi. Les organisations d’opposition comme l’OMPI et le MEK utilisent les médias sociaux et les plateformes en ligne pour détailler les défaillances des mollahs. Mais c’est sans compter sur la désinformation officielle.

Les défaillances sont évidentes pour la pandémie actuelle, le développement des missiles nucléaires ou la mauvaise gestion économique.

Les propagandes du régime iranien

Le régime iranien a rapidement commencé à utiliser les médias sociaux comme un moyen de propagande et de désinformation. Pourtant certains sites de médias sociaux sont interdits en Iran. Récemment, les autorités américaines ont fermé 27 sites web utilisés comme des mandataires du régime. Ils racontent des mensonges et attaquent la résistance iranienne. Ce sont le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) et l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI / MEK Iran). Twitter a également fermé environ 1 600 comptes Twitter ayant des liens avec le régime. Ces comptes et sites de médias sociaux prétendent tous provenir de véritables sources américaines ou européennes.

L’utilisation de la propagande n’est pas nouvelle en Iran. Toutefois, elle a changé de méthode depuis que les mollahs ont pris le pouvoir en 1979.  Les principales organisations d’opposition iraniennes (OMPI/MEK) sont ses principales cibles.

L’OMPI/MEK, cible des propagandes du régime

Après le massacre massif des membres et partisans du MEK en 1988, ce dernier a fait l’objet d’attaques. Le régime a tué puis enterré 30 000 prisonniers du MEK, secrètement, dans des fosses communes. Le régime a cherché à dépeindre le MEK comme une force épuisée après ces tueries, en le qualifiant de « groupe terroriste. »

Le MEK ait survécu à ces tueries. Mais la campagne de désinformation menée par le régime a affecté sa réputation. Cela a sérieusement affecté la façon dont les gouvernements européens et américains ont perçu la légitimité du régime. L’opinion était qu’il n’y avait pas d’alternative démocratique évidente, ne laissant pas aux gouvernements internationaux d’autre choix que de prendre le régime iranien au sérieux et de le considérer comme la seule option viable de gouvernement dans le pays. Ce n’est qu’en 2012 que le MEK a perdu son statut de « terroriste », mais à ce moment-là, une grande partie des dégâts était faite.

Les médias sociaux , nouvelle arme de désinformation du régime

Entre-temps, les médias sociaux étaient largement utilisés en Iran. Le régime a peut-être essayé de contrôler l’accès à certains sites. Cependant, de nombreux jeunes Iraniens sont très doués pour les technologies. Ils ont donc trouvé des moyens de contourner la plupart des blocs. En même temps, les responsables de la désinformation du régime, y compris le Guide suprême, Ali Khamenei lui-même, se sont mis à utiliser les médias sociaux et Internet, avec beaucoup d’aisance. Ces méthodes de diffusion de fausses informations et de propagande sont utilisées tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Iran.

Facebook et Twitter surveillent maintenant davantage les faux comptes. Toutefois, ils ont eu du mal à détecter tous les sites utilisés par des mandataires du régime iranien. À l’avenir, les gouvernements occidentaux devront adopter une attitude plus sophistiquée vis-à-vis de la propagande émanant de l’Iran. Surtout si ce qui sort du régime est pris en compte dans le contexte des développements au sein de la République islamique.

Une conférence en ligne organisée par le CNRI mardi dernier a mis l’accent sur les leçons ignorées des manifestations de novembre de l’année dernière. En particulier sur le rôle que le MEK et ses unités de résistance internes ont joué dans l’organisation et la direction de nombreuses manifestations.

Acharnement du régime contre son principal opposant : l’OMPI/MEK

Les événements de novembre 2019 sont un signe clair qu’il ne ressemble pas à la caricature dépeinte par le régime iranien. Et cela, il l’a fait grâce à sa machine de propagande. De nombreux législateurs européens ont suivi la conférence. Au cours de celle-ci, le MEK, le CNRI ont présenté le programme en 10 points de la présidente élue du CNRI, Mme Maryam Radjavi. C’est un document d’intention clairement formulé pour créer un Iran libre et démocratique, laïque, pour remplacer la dictature des mollahs.

Le plan prévoit des élections libres et équitables, la séparation de l’Etat et de la religion. Il prône la liberté de toutes les religions, l’interdiction de la peine de mort et la protection des droits des femmes et des minorités.

Le fait que tant de personnes aient participé aux manifestations de novembre 2019 est une répudiation des mensonges du régime au sujet du MEK. Cependant, cela a encore très peu d’effets sur la façon dont les décideurs politiques occidentaux perçoivent l’opposition iranienne. 1 500 manifestants ont perdu la vie lors des manifestations, tués par les forces de sécurité du régime iranien et les pasdarans. Cela n’a eu que peu ou pas de résonance en dehors de l’Iran. Cela peut témoigner de l’efficacité de la propagande et des mensonges diffusés par les autorités iraniennes. Les moyens utilisés par le régime sont les sites web et les plateformes de médias sociaux qui donnent aux messages un vernis d’authenticité.

Source : Stop au Fondamentalisme

Nouvelles associées