Publié le : 25th novembre 2020
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Arsham Rezaee

CSDHI – Les forces de la sécurité iraniennes ont arrêté Arsham Rezaee, un militant civil. Elles l’ont transféré, il y a cinq jours, à la prison de Rajaï Chahr à Karaj.

Après son arrestation, il est conduit dans un lieu inconnu

Selon Iran Human Rights, les forces de sécurité ont arrêté Arsham Rezaee et son neveu, Vahid Rezaee, au domicile d’Arsham, le mardi 17 novembre. Elles les ont transférés vers un lieu inconnu.

Des sources informées ont déclaré à IHR : « Cinq jours après leur arrestation, Arsham Rezaee et Vahid Rezaee n’ont eu aucun contact avec leur famille. Puis, nous avons appris que les agents du régime iranien avaient transféré Arsham à la prison de Rajaï Chahr. Il est actuellement en quarantaine. »

Tranféré dans un quartier contrôlé par les pasdarans

Les forces du renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique (les pasdarans) ont arrêté Arsham Rezaee, pour la première fois le 7 janvier 2019. C’était au cours des manifestations nationales. Les agents l’ont transféré dans le quartier de sécurité 2A de la prison d’Evine des pasdarans.

Après deux semaines d’interrogatoires en isolement, les autorités l’ont transféré dans le quartier général de la prison d’Evine. Le 26 février 2019, la branche 28 du tribunal révolutionnaire de Téhéran l’a condamné à huit ans et six mois d’emprisonnement. Cette branche est présidée par le juge Moghiseh,

Condamnation confirmée en appel

Les autorités l’ont accusé de « rassemblement et collusion avec l’intention d’agir contre la sécurité nationale », « propagande contre le régime ». A cela s’ajoutent « insulte du Guide suprême » et « possession de boissons alcoolisées ». La justice iranienne a confirmé cette décision en appel.

Les autorités judiciaires ont libéré sous caution Arsham. Il a dû payer une caution de 200 millions de tomans le 13 novembre 2019. Puis, les autorités iraniennes l’ont de nouveau arrêté  la semaine dernière.

L’une des charges retenues contre Arsham qui a conduit à sa condamnation était de rendre visite aux familles des prisonniers politiques.

Source : IHR