Publié le : 26th novembre 2020

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CSDHI – L’Iran a libéré une universitaire britanno-australienne qui était emprisonnée en Iran en échange de trois Iraniens détenus dans un autre pays, selon la télévision officielle iranienne.

Kylie Moore-Gilbert arrêtée en 2018

Kylie Moore-Gilbert enseignait à l’université de Melbourne sur les études du Moyen-Orient quand l’Iran l’a arrêtée. Les autorités l’ont envoyée dans une prison de Téhéran il y a plus de deux ans. La justice l’avait condamnée à une peine de dix ans pour espionnage.

Elle fait partie des nombreuses personnes originaires de pays occidentaux, arrêtées ces dernières années en Iran, sur la base d’accusations d’espionnage. Mais, selon les groupes de défense des droits et leurs familles, elles sont sans fondement.

Libération de trois Iraniens détenus à l’étranger

La télévision officielle a décrit les Iraniens détenus à l’étranger comme des « activistes économiques ». De son côté, un site web proche de la télévision officielle les a décrits comme un homme d’affaires et deux citoyens que les autorités ont arrêté « sur la base d’accusations infondées. »

Le site d’information du Club des jeunes journalistes a fourni peu d’informations sur les Iraniens. Cependant, il a indiqué qu’ils étaient détenus car ils ont tenté d’éviter les sanctions américaines imposées à l’Iran il y a deux ans. C’était au moment où les États-Unis se sont retirés de l’accord nucléaire iranien.

Les pasdarans ont arrêté des dizaines de binationaux ces dernières années. La plus part du temps, ils les accusaient d’espionnage.

Les militants des droits humains affirment que Téhéran a arrêté des personnes qui ont la double nationalité pour obtenir des concessions d’autres pays.

L’Iran nie détenir des personnes pour des raisons politiques. Il préfère accuser de nombreux détenus d’espionnage.

Le gouvernement britannique n’a pas immédiatement commenté la libération de Mme Moore-Gilbert.

Source : VOA