Publié le : 29th mars 2021
Sahar-Fakheri-suicide

Sahar Fakheri

CSDHI – La semaine dernière, au moins quatre personnes, dont trois femmes et deux mineurs, se sont suicidées dans l’ouest, le nord-est et le sud-ouest de l’Iran.

Le sud-ouest de l’Iran

Une jeune femme de 20 ans du comté de Boyer-Ahmad, dans le sud-ouest de l’Iran, s’est suicidée le 18 mars. C’est parce qu’on la forçait à épouser son cousin. Une fois seule chez elle, elle a mis fin à ses jours avec un fusil de chasse. Selon HRANA, elle s’appelait Sahar Fakheri.

L’ouest de l’Iran

À Sanandaj, dans l’ouest de l’Iran, une femme s’est immolée par le feu en raison de querelles familiales le 25 mars. La femme, qui s’appelait Gellawij Gholami, est décédée en raison de la gravité de ses brûlures avant d’atteindre l’hôpital.

Dans un autre cas, dans l’ouest de l’Iran, au Kurdistan, un garçon de 17 ans s’est pendu le 23 mars. Selon un rapport d’un site Web kurde, il se nommait Reza Marabi.

Le nord-est de l’Iran

Une jeune fille de 15 ans, récemment mariée, s’est suicidée en prenant des comprimés de riz, une sorte de pesticide. C’est ce qu’a annoncé l’agence de presse officielle, ISNA. Elle était originaire de Taybad, dans le nord-est de l’Iran.

Les mariages d’enfants ont des conséquences désastreuses pour les jeunes mariées. Ils entrainent notamment la dépression, la grossesse, la mort par accouchement et parfois le suicide, en plus du divorce et du manque d’éducation.

Les suicides en Iran

L’un des principaux facteurs de suicide en Iran est la pression économique et la pauvreté. Et dans le cas des femmes, ce sont les mariages forcés ou les mariages d’enfants. De nombreux prisonniers en Iran ont également tenté à plusieurs reprises de se suicider.

En février, on a surnommé le district de Dishmok, dans le sud-ouest du pays, « ville des suicides et des auto-immolations » en raison des 60 tentatives de suicide depuis 4 ans. De ces chiffres, 35 suicides ont conduit à la mort des victimes. En novembre 2019, un sociologue iranien a déclaré que les responsables se sont abstenus d’annoncer le taux élevé de suicides dans la province occidentale d’Ilam. Salar Kasraie a déclaré que les femmes de la province s’étaient tournées vers le suicide avec des pilules et du poison au lieu des auto-immolations lors d’une réunion sur la question des femmes à Ilam. Le sociologue a déclaré que les statistiques montrent que de 1982 à 2005, le taux de suicide en Iran a quadruplé, tandis que les suicides de femmes ont doublé.

Source : Iran News Wire