Publié le : 6th avril 2021

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CSDHI – Le Tribunal public et révolutionnaire du comté de Robat Karim a condamné cinq membres du Conseil islamique de la ville de Parand à Téhéran au fouet.

Les délits économiques passibles de coups de fouet

Il les a accusés de délits économiques et transférés au pénitencier du Grand Téhéran. C’est ce qu’a rapporté l’agence de presse officielle Rokna.

« Les cinq personnes sont accusées de corruption financière », a déclaré le procureur public et révolutionnaire de Robat Karim, Rahim Alishpour.

« L’un d’entre eux est condamné à 18 mois de prison. Les autres sont condamnés à cinq ans de prison. Ils devront aussi payer des amendes, recevoir des coups de fouet. Enfin, ils seront renvoyés du service gouvernemental », a-t-il ajouté.

Nous ignorons qui sont les cinq hommes.

Le régime iranien est l’un des rares États qui recourt encore à des châtiments dégradants. Pourtant, toutes les conventions internationales relatives aux droits civils et politiques ont interdit le recours à des châtiments inhumains tels que l’exécution et la flagellation.

Le fouet est l’arme de prédilection du régime contre les opposants politiques

La flagellation est régulièrement choisie par le régime contre ses opposants politiques, y compris les manifestants, et les dissidents.

En décembre 2018, un député iranien a encouragé le recours au fouet et à l’exécution pour les « délinquants économiques. »

« Si deux personnes sont fouettées sérieusement et si deux personnes sont exécutées en temps voulu pour avoir contrôlé le marché, cela servira de leçon à tous les autres », a déclaré Aziz Akbarian dans une interview accordée à la radio officielle Alborz.

« La loi vise à contrer ceux qui perturbent le système économique du pays. Elle stipule que si quelqu’un a l’intention de nuire au système (dirigeant) ou a connaissance d’une telle intention, sa peine est la mort », a-t-il ajouté.

Le responsable judiciaire a également déclaré que le Guide suprême avait publié des règlements. Ils précisaient comment le pouvoir judiciaire était autorisé à accélérer la punition des délits économiques.

Source : Iran News Wire