Publié le : 21st avril 2021

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CSDHI – Plus de 251 000 Iraniens sont maintenant morts du coronavirus en Iran, selon la Résistance iranienne. Le responsable de l’Organisation des soins infirmiers d’Iran, Mohammad Mirza Beigi, rapporte que le coronavirus a infecté 80 000 infirmières et que 8 000 ne peuvent pas travailler en ce moment à cause de cette maladie.

Tout ceci démontre la cruauté des autorités qui refusent d’acheter les vaccins pour protéger les travailleurs de la santé et la population.

  1. Beigi a déclaré au site web Entekhab le 6 avril que quatre infirmières sont nécessaires pour 1 000 citoyens d’un pays, selon les normes internationales. Or il y a moins d’une infirmière pour 1 000 citoyens en Iran.

La pénurie d’infirmières n’est pas nouvelle. En 2018, Hossein-Ali Shahriari, le chef de la commission parlementaire de la santé, a déclaré que dans l’ensemble des secteurs de la santé publique et privée, il y avait une « pénurie de 80 000 à 150 000 infirmières. » Toutefois, elle s’est aggravée à cause de la pandémie. A cela s’ajoutent les 10 % du personnel, hors service et les 110 infirmières, décédées du COVID-19, selon Beigi.

Bien sûr, depuis que Beigi a fait ces commentaires, le nombre de décès d’infirmières est passé à 130. Et cela pourrait avoir augmenté depuis, selon le directeur général de la Maison des infirmières. Ce dernier a dit que le retard dans l’achat et la distribution du vaccin « massacre » les infirmières dans les hôpitaux.

Le 13 avril, Mohammad Sharifi Moghadam a déclaré : « Malheureusement, la semaine dernière, huit infirmières dans différentes villes sont mortes de la COVID-19. A la lumière du retard dans la vaccination des infirmières, on peut dire que celles-ci sont massacrées dans les hôpitaux. Malheureusement, avec 130 infirmières mortes qui luttaient contre le COVID-19, nous sommes parmi les pays qui comptent le plus grand nombre d’infections et de décès parmi les infirmières. »

Le véritable chiffre pourrait être beaucoup plus élevé en raison des dissimulations du régime concernant les décès et l’infection par la COVID-19.

Les autorités refusent de se procurer les vaccins déjà approuvés par l’Organisation mondiale de la santé. Souvenons-nous que le Guide suprême Ali Khamenei ayant expressément interdit plusieurs d’entre eux en janvier. Alors, les autorités rejettent la responsabilité de l’augmentation des infections sur la population, affirmant qu’elle ne respecte pas les protocoles sanitaires.

Le 8 avril, le quotidien officiel Jahan-e Sanat a écrit : « Tout le monde sait qu’au cours des 14 derniers mois, le gouvernement a privilégié l’économie à la vie et à la santé des gens. C’est toujours la population qui est sacrifiée. »

Hamid Emadi, membre du groupe de travail COVID-19, a déclaré le 9 avril que le comté allait devoir faire face à « au moins trois semaines difficiles remplies de morts » tant les conditions dans les hôpitaux étaient mauvaises.

Source : Iran Focus (site anglais)