Publié le : 22nd avril 2021

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CSDHI – La société iranienne est en ébullition. Tous les signes indiquent que la situation est mûre pour un soulèvement et une révolution en Iran.

Cette maturité indéniable de la situation actuelle a entraîné la présence de nouveaux facteurs et réactions autour d’elle. Naturellement, le régime clérical risque de tout perdre si le vent tourne.

Le régime des mollahs face à une situation incontrôlable

Son gouvernement, sachant que cette situation est passée d’une réalité à un défi quotidien, mesure sa position dans la balance de l’équilibre des forces.

D’un côté de cette balance se trouve la société turbulente et de l’autre le régime avec le lourd fardeau de plus de 40 ans de corruption et de crime. Le régime et les dirigeants cléricaux sont contraints d’accepter la certitude d’une révolution qui leur fera face dans peu de temps.

La société iranienne, avec un cahier des charges aussi important, se prépare à la prochaine élection présidentielle. Une élection qui, malgré les précédentes, constitue un véritable défi pour le régime. Ainsi, sans aucun doute, tout commentaire et toute expression des autorités et des éléments de ce régime prédit une situation qui est liée à l’existence ou à l’inexistence du régime des mollahs.

Ainsi, le système fait tout son possible pour empêcher, ou au mieux, pour ralentir ce courant. Et c’est la tâche principale des soi-disant réformistes. Vivre dans un paradoxe pour montrer d’un côté qu’ils n’appartiennent pas à ce régime. Mais de l’autre côté, ils sont obligés de soutenir ce régime et d’empêcher son renversement, parce qu’ils ne sont qu’un appendice sans racines de celui-ci. Sans lui, ils n’ont aucune chance de survivre, parce que le peuple ne les soutiendra plus.

Ils font donc de la propagande pour ce régime afin d’assurer son existence. Puis, ils mettent en garde le peuple contre les effets négatifs d’une révolution, par exemple :

« Nous ne devrions pas avoir une autre révolution. Les révolutions sont coûteuses, et les conséquences de la plupart des révolutions sont la guerre. » (Quotidien officiel Etemad Online, 16 avril 2021)

Ils essaient de jouer le rôle de l’intermédiaire mais de manière trompeuse comme s’ils ne faisaient pas partie de ce régime corrompu :

« Il n’y a pas de dialogue entre le régime et la société civile. Les conséquences des révolutions sont coûteuses. Cela a rendu le système problématique en termes de légitimité, de participation et d’efficacité. Les gens se méfient du gouvernement et sont déçus par lui pour construire leur avenir. Le régime se méfie du peuple. Il est constamment inquiété depuis 2009. Les mollahs recevront une gifle en tournant le dos au peuple. » (Quotidien officiel Etemad Online, 16 avril 2021)

De leur point de vue, il n’y a aucun doute que le changement en Iran est imparable.

« Il y a toutes sortes de griefs dans notre pays. Ceux-ci doivent être supprimés, pas agrégés. S’ils sont regroupés, ils nous poseront des problèmes. Il faut empêcher une nouvelle révolution dans le pays. Cette polarisation des relations sociales devient une situation révolutionnaire si elle s’intensifie trop. » (Site Internet Etemad Online citant Hamid Reza Jalaeipour, 16 avril 2021)

Source : INU