Publié le : 24th avril 2021

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CSDHI – Un tribunal pénal iranien du centre du pays vient de condamner à mort deux Iraniens pour « insulte du prophète Mahomet. »

De nouvelles condamnations à mort pour insulte du prophète

Les forces du régime ont arrêté et transféré les deux hommes à la prison d’Arak, capitale de la province de Markazi, en mai 2020. C’est le 22 avril qu’ils ont appris leur condamnation à mort.

Les deux prisonniers s’appellent Yusef Mehrdad, originaire de la ville d’Ardabil (nord-ouest), et Seyyed Sadrollah Fazeli Zare.

La première section du tribunal pénal d’Arak a condamné Yusef et l’autre prisonnier à la peine de mort pour « insulte du prophète » et « blasphème », deux infractions passibles de la peine capitale.

L’origine de l’accusation est inconnue.

Les agents du régime ont arrêté Mehrdad, père de trois enfants, à son domicile à Ardabil le 24 mai 2020. Puis, ils l’ont transféré à la prison d’Arak. Ils l’ont maintenu en isolement pendant deux mois. En plus, ils lui ont interdit de recevoir des visites familiales et des appels téléphoniques pendant huit mois après son arrestation.

La justice a aussi accusé Yusef Mehrdad de « diffusion de propagande contre le régime », de « création d’un groupe », d’ « insulte du fondateur de la République islamique » et d’ « insulte au Guide suprême. » Son procès a eu lieu en mai dernier devant le tribunal public et révolutionnaire d’Arak.

Avant son arrestation, Seyyed Sadrullah Fazeli Zare travaillait comme ébéniste et s’occupait de sa mère âgée.

L’Iran, deuxième pays au monde pour le nombre d’exécutions

L’Iran a exécuté au moins 255 personnes l’année dernière, ce qui en fait le deuxième pays au monde pour le nombre d’exécutions, après la Chine.

Les chiffres réels sont plus élevés, car la plupart des exécutions sont effectuées en secret.

Le régime iranien utilise ouvertement la peine de mort comme une forme de punition. Dans de nombreux cas, les minorités religieuses et ethniques et les dissidents politiques sont les cibles privilégiées du régime des mollahs.

Dans son bilan annuel sur la peine de mort publié en début de semaine, Amnesty International a déclaré que l’Iran utilisait de plus en plus la peine de mort comme une arme de répression politique contre les dissidents, les manifestants et les membres des minorités ethniques, en violation du droit international. »

Source : Iran HRM