Publié le : 24th avril 2021

deux-etudiants-fouet-iran.CSDHI – Un tribunal du nord de l’Iran a condamné deux militants étudiants à un total de 72 coups de fouet.

A cause de leurs publications sur les réseaux sociaux, ils seront fouettés

Le tribunal pénal de Shahroud a condamné Milad Nazeri, 25 ans, et Seyed Shabir Hosseini Nik, 26 ans, à un total de 72 coups de fouet pour leurs publications sur les réseaux sociaux.

Les deux militants sont étudiants au campus central de l’Université de technologie de Shahroud, dans le nord de l’Iran.

Selon le verdict, initialement rendu le 29 décembre 2020, les deux étudiants militants recevront 36 coups de fouet chacun pour leur « participation à la diffusion de mensonges dans l’intention de troubler l’opinion publique par le biais du canal Telegram de l’association des étudiants de l’université. »

Mohammad Ali Kamfiroozi, l’avocat des deux étudiants militants, a déclaré dans un tweet que la justice a rendu la sentence ces derniers jours.

Il a ajouté que leur affaire était en cours depuis trois ans.

On ignore quels prétendus mensonges ils auraient écrits sur Telegram

Selon Mohammad Ali Kamfirouzi, les autorités ont statué la peine de flagellation. Pourtant, malgré après trois ans, elles ne les avaient pas officiellement inculpés. Mais on ignore quels « mensonges » ont été répandus par les étudiants.

Kamfirouzi a également laissé entendre que ce sont les pasdarans qui ont fabriqué cette affaire et le pouvoir judiciaire a exécuté leurs ordres.

Leur avocat a également ajouté que la peine de fouet ne s’applique pas à la diffusion de documents critiques ou de mensonges sur une chaîne Telegram.

Le régime iranien et son inclinaison pour les châtiments dégradants

Le régime iranien est l’un des rares États qui recourt encore à des châtiments dégradants. Pourtant, toutes les conventions internationales relatives aux droits civils et politiques ont interdit l’utilisation de châtiments inhumains tels que l’exécution et la flagellation.

Le régime inflige régulièrement des peines de flagellation aux manifestants, aux dissidents, aux personnes accusées d’infractions non violentes comme le vol et aux personnes accusées de délits de « moralité » comme l’adultère.

13 peines de flagellation au mois d’avril

Le régime a prononcé au moins 13 peines de flagellation ce mois-ci par le système judiciaire du régime.

Le 15 avril, les médias officiels ont rapporté la condamnation de huit personnes, dont une femme, à des coups de fouet par le pouvoir judiciaire iranien.

Le 8 avril, les agents du régime ont fouetté Zohreh Sarv, 74 fois avant de partir en permission. Il s’agit d’une militante des médias sociaux. Agée de 35 ans, elle a reçu 74 coups de fouet.  Pourtant, la justice avait transformé la peine de flagellation en une amende qu’elle avait payée.

Le 4 avril, le tribunal public et révolutionnaire du comté de Robat Karim a condamné cinq membres du Conseil islamique de la ville de Parand, à Téhéran, à recevoir des coups de fouet. Il les a accusé de délits économiques. Puis, les agents du régime les ont transférés au pénitencier du Grand Téhéran.

Source : Iran HRM