Publié le : 28th avril 2021

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CSDHI – La quatrième vague de coronavirus continue de sévir en Iran. Malgré la sous-déclaration chronique par le régime des infections et des décès depuis l’émergence de la pandémie, le régime connaît maintenant cette quatrième vague.

La première vague a officiellement commencé à la mi-février 2020. Mais l’Organisation des Moudjahidines du peuple iranien (PMOI / MEK Iran) a signalé que ce n’est que deux mois plus tard que l’Organisation nationale d’urgence la reconnu sa propagation. Depuis, les informations du ministère de la Santé n’ont jamais reflété la réalité.

Le vrai nombre de cas est caché  et sous-estimé par le régime

Le MEK/OMPI fait état d’un nombre de morts près de quatre fois supérieur aux statistiques propagées par le régime. Téhéran estime à moins de 70 000 le nombre de victimes. Le MEK confirme que ce nombre a récemment dépassé le quart de million.

Inévitablement, la quatrième vague fera grimper encore le nombre de morts.  Début avril, le vice-ministre de la Santé du régime, Iraj Harirchi, a déclaré que certaines régions affichaient des taux de positivité de 50 %. Il en a conclu que l’Iran n’était « pas très loin » d’un bilan quotidien de plus de 200 morts. Aussi, les autorités vont finalement devoir « imposer des mesures de quarantaine relatives. »

Le ministère de la santé utilise à dessein un langage mesuré. Il démontre ainsi la réticence du régime à mettre en place une intervention complète. C’est chose évidente depuis la première déclaration officielle sur le virus. Les autorités ont retardé les mesures de confinement, faiblement appliquées. Celles-ci ont eu une portée limitée.

La politique malveillante et inhumaine de la covid-19 s’est traduite par le refus de Khamenei de débloquer des centaines de milliards de dollars de ressources financières. Celles qu’il contrôle par le biais de fondations religieuses, pour soutenir la population.

Le coronavirus s’est rapidement propagé dans la société et parmi les prisonniers iraniens. Le risque de contraction a augmenté pour les détenus de la prison d’Evine, par exemple. Elle a déjà la réputation d’être surpeuplée, de manquer d’hygiène et d’offrir des soins médicaux médiocres.

En juillet 2020, Amnesty International a prévenu que « le surpeuplement, la mauvaise ventilation, le manque d’installations sanitaires et d’équipements médicaux de base, et la négligence délibérée des problèmes de santé des prisonniers, font des prisons iraniennes un terrain idéal pour la Covid-19. »

La Covid-19

Les prisonniers iraniens sont privés de tout traitement médical contre la Covid-19. Le coronavirus a pris la vie de plus de 267 900 personnes en Iran, selon (OMPI/MEK Iran).

Malgré cela, les autorités ne se sont pas préoccupées de la propagation continue du coronavirus dans les prisons. Le problème s’est aggravé en raison de l’expiration ou de la révocation des permissions de sortie limitées.

Divers groupes de détenus ont organisé des manifestations pour attirer l’attention sur ce problème. Bien que le régime rejette continuellement les demandes de quarantaine des prisonniers, les détenus de Karaj signalent que les transferts entre prisonniers se poursuivent. Ces transferts et l’arrivée de nouveaux prisonniers augmentent le risque d’infection dans les prisons.

Khamenei a perturbé les efforts de vaccination du régime. Mais aussi, la décision de Khamenei d’interdire les importations de vaccins produits aux États-Unis ou au Royaume-Uni.

Vaccins américains et britanniques

L’interdiction a exacerbé la décision de retirer au ministère de la Santé la responsabilité de la logistique des importations, pour la confier à des entités privées. Ces entités sont affiliées à Khamenei et aux pasdarans (IRGC). Ils ont tout intérêt à profiter de la distribution des vaccins.

Les personnes démunies ne peuvent pas se procurer de vaccins auprès de ces « sociétés privées. » Il semble que Khamenei n’ait pas seulement négligé la crise, mais qu’il y ait activement contribué.

La pandémie a mis un terme à la série de soulèvements contre le régime depuis fin de 2019. Le régime a effectivement armé la covid-19 pour réprimer l’agitation publique et augmenter le nombre de morts parmi les prisonniers politiques en prison. Les politiques tordues du régime en matière de covid-19 ont augmenté la haine croissante envers le régime. Elles pourraient inspirer un autre soulèvement national.

Source : Stop au Fondamentalisme