Publié le : 29th avril 2021

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CSDHI – Le tribunal révolutionnaire de Karaj, près de Téhéran a condamné un converti chrétien  iranien à 10 mois de prison. Selon le site Internet Mohabat News, le chrétien converti s’appelle Hamed Ashouri. Hamed a déjà été détenu et interrogé dans la prison Ghezel Hesar de Kara en 2018. Selon certaines informations, pendant que Hamed était en prison, les forces du régime ont fouillé sa maison. Dix jours plus tard, les autorités l’ont libéré temporairement.

Le procès d’Hamed a eu lieu en mars. La justice l’a accusé de « diffusion de propagande contre l’État. » On lui a également dit qu’il devait participer à des cours sur l’islam. Les informations indiquent que les forces de sécurité ont menacé et harcelé la famille de Hamed. Il a 20 jours pour faire appel de la sentence.

Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Le 19 avril, dans le sud-ouest de l’Iran, des agents des services du renseignement à Dezful, ont arrêté trois Iraniens, convertis chrétiens. Ces trois chrétiens s’appellent Esmael Narimanpour, Mohammad Ali Torabi et Alireza Varak Shah. Les agents ont fouillé leurs domiciles. Mais ils ont aussi confisqué certains de leurs effets personnels, dont le téléphone portable de Mohammad Ali.

En janvier, les institutions de sécurité ont arrêté et interrogé plusieurs chrétiens iraniens à travers le pays. L’agence de presse officielle Fars a déclaré qu’on les avait arrêtés pour leur affiliation à ce qu’elle a appelé le « christianisme sioniste. »

Les informations ne précisent pas où on a conduit les chrétiens iraniens ni combien de personnes ont été arrêtées. Fars a déclaré que les forces de sécurité, avec la coopération du pouvoir judiciaire, ont « anéanti un réseau sioniste », ajoutant que le principal objectif de ce soi-disant réseau était de « créer des déviations morales ainsi que la promotion de conversions religieuses. »

Selon la loi iranienne, l’évangélisation, le travail missionnaire et la conversion au christianisme peuvent constituer un crime méritant une peine de plus de 10 ans d’emprisonnement. La distribution de littérature chrétienne en persan est actuellement illégale en Iran.

Il n’y a officiellement aucune infraction connue sous le nom d’apostasie dans le code pénal. Pourtant, il y a eu une loi à ce sujet avant 1994. La dernière exécution connue pour cette infraction remonte à 1990. Cependant, malgré l’absence de loi civile officielle sur l’apostasie, les juges peuvent toujours condamner un défendeur pour ce délit s’ils se basent sur des fatwas religieuses.

Source : Iran News Wire